En prélude à la Semaine africaine du numérique prévue du 18 au 25 octobre 2017 dans 35 pays africains, Africa Code Week, avec à son partenaire Sap, société leader des applications d’entreprise, a procédé au lancement de son projet le 12 octobre 2017. Magnifiant la croissance économique du Sénégal ces trois dernières années, le chef de la délégation du Sap, Jean Julia, a indiqué que celle-ci est la résultante du dynamisme des initiatives numériques.

Le directeur de l’Enseignement moyen-secondaire général, Oumar Bâ, a indiqué, le 12 octobre 2017, que le codage numérique constitue un débouché extrêmement important pour les métiers de l’avenir.

Le programme Africa Code week constitue, selon lui, un cadre de sensibilisation des jeunes africains aux technologies numériques, notamment à la programmation informatique. L’objectif, soutient-il, c’est de former plus de 500.000 jeunes africains dont 5.000 au Sénégal. L’enjeu, ajoute-t-il, « est de leur donner les clés numériques pour leur réussite ».

Le directeur des études et de la Coopération au ministère de l’Enseignement supérieur a rappelé que cette initiative s’insère dans les politiques publiques mises en œuvre dans le cadre du Plan Sénégal émergent (Pse). « Notre objectif est de voir des jeunes Africains développer et commercialiser des applications qui seront utilisées à la surface de la terre », a déclaré le Pr Olivier Sagna qui a déploré qu’on soit « aujourd’hui des consommateurs des technologies de l’information et de la communication, de l’ensemble du matériel et des applications développées dans les pays du Nord ». Il demeure convaincu que si l’Afrique investit davantage dans l’éducation de base, l’enseignement supérieur et la recherche, « des jeunes Africains peuvent produire demain l’ensemble de ces éléments dans la chaîne de valeur ». « Cela peut paraître utopique », dit-il. Mais, a rappelé le Pr Sagna, « il y a 20 ou 30 ans, lorsqu’on parlait des produits chinois, cela faisait sourire tout le monde, parce qu’étant synonyme de mauvaise qualité ». « Aujourd’hui, on ne développe pas un réseau de téléphonie sans la présence des applications chinoises », a insisté le représentant du ministre de l’Enseignement supérieur qui est d’avis que le Sénégal doit poursuivre dans la durée ces investissements s’il aspire à l’émergence en 2035.

Pour sa part, le directeur de l’enseignement moyen-secondaire général, Oumar Bâ, a indiqué ce programme vient s’insérer harmonieusement dans de l’existant, car le ministère de l’Education a déjà développé le programme « Les ressources numériques pour tous » qui est, à ses yeux, « une valeur ajoutée ». Sa conviction est que le codage constitue un débouché extrêmement important pour les métiers de l’avenir.

En perspective, le ministre de l’Education envisage d’organiser un concours de codage à l’image de la robotique dans l’enseignement supérieur. « C’est une sorte d’élément d’émulation et de motivation pour permettre aux enfants de pratiquer de façon intense le codage dans les établissements », a-t-il précisé.

Auparavant, la coordonnatrice d’Africa Code Week, Awa Diop, a précisé que ce programme permet aux jeunes d’entrer dans l’ère du numérique.

 

Le Soleil

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