Selon le FIDA (Fonds International de Développement Agricole), la diaspora africaine a envoyé plus de 60 milliards de dollars en Afrique en 2016. Or l’Union Africaine définit la diaspora africaine comme les personnes, d’origine africaine vivant à l’extérieur du continent africain, qui souhaitent participer activement au développement et à la construction de l’Union Africaine. Cela signifie donc que cette dernière dispose de potentialités pouvant contribuer au développement de l’Afrique. Quels sont les axes d’amélioration que celle-ci peut proposer au continent africain ?

Encourager le développement humain

Les transferts de fonds vers l’Afrique initiés par la diaspora africaine permettent de régler des problématiques sociales telles que les soins de santé, les frais scolaires ou le logement. Cette réalité vise à encourager le développement humain.

 

Par exemple, en Côte d’Ivoire, de nombreux ivoiriens vivants à l’étranger ont fait le choix de souscrire à l’offre de logements sociaux proposée par le gouvernement national. Ces souscriptions étant, pour la majeure partie d’entre elles, à destination de la famille restée sur place, ces actions contribuent à l’amélioration des conditions de vie des Ivoiriens.

Contribuer au développement de l’industrie

Pour une destination touristique telle que le Cap-Vert, le Sénégal ou la Tunisie par exemple, la diaspora africaine constitue un marché très lucratif, ce qui permet de relancer l’industrie touristique de certains pays.

 

Il est donc essentiel que les autorités locales aient une excellente compréhension des caractéristiques de la diaspora africaine ainsi que de son pouvoir économico-touristique réel pour pouvoir développer une stratégie adéquate pour l’attirer.

Constituer  un vecteur de transfert de connaissances

L’un des axes d’amélioration auquel la diaspora peut s’interroger concerne le transfert de technologies entre leurs pays de résidence et leurs pays d’origine. En effet, les membres de la diaspora sont souvent des universitaires, des médecins, des professionnels, etc. ayant acquis leurs compétences, leurs qualifications et leur expérience à l’étranger.

Ils sont donc particulièrement qualifiés pour participer aux différents transferts de technologies. Il est reconnu que la « circulation des cerveaux » dynamise le transfert de connaissances vers les pays d’origine.

 

Cela peut se traduire par le retour de la diaspora dans leurs pays d’origine, après une période plus ou moins longue, passée à l’étranger. Il peut également s’agir d’une migration temporaire entre le pays d’origine et celui de résidence.

 

La diaspora africaine diffuse dans leur pays d’origine le savoir-faire qu’elle a acquise tout en entretenant des réseaux relationnels, ce qui simplifie le partage en continu de connaissances. Pour ce faire, le pays d’accueil se doit d’avoir une capacité d’absorption suffisante face aux repats. De plus, ceux dont le talent est avéré doivent être en mesure d’intégrer le marché local du travail à un poste en adéquation avec ses connaissances et ses compétences.

Pallier le déficit en infrastructures

Pour ce faire, des emprunts obligataires qui visent les expatriés sont susceptibles d’aider les États africains à mobiliser les ressources nécessaires. Ce type de mécanisme a déjà été mis en place en Inde. Le résultat s’est avéré être un succès.

 

À contrario, au Kenya, au Rwanda ou en Éthiopie, les résultats sont été plus mitigés. Néanmoins, il est essentiel de garder à l’esprit que ces emprunts obligataires sont en mesure d’assurer le financement de projets destinés à l’amélioration des infrastructures tout en contribuant au développement.

 

Dele Meiji Fatunla, écrivain britannique d’origine nigériane nigério-britannique, qui a travaillé, dans le passé, à la Royal African Society en Grande-Bretagne, explique que le succès mitigé des obligations en Afrique est probablement dû à la méfiance de la diaspora quant à la capacité des gouvernements africains à rembourser.

 

Face au potentiel représenté par la diaspora africaine, il est indéniable que les gouvernements de leurs pays d’origine se doivent de mettre en place les mesures qui s’imposent pour faciliter et favoriser leur contribution au développement de l’Afrique.

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