S’il y a quelques années le mot “startups” était étranger au continent africain, aujourd’hui, il prend tout son sens et tend même à devenir légion. Avec l’essor des nouvelles technologies en Afrique et la démocratisation de l’accès à celles-ci et aux formations sur le digital, de plus en plus de jeunes africains poussent les portes de l’entrepreneuriat et parviennent à développer des solutions qui se veulent locales, mais également répondant à des problématiques plus globales.

Les startups sont en train d’éclore et de s’émanciper partout en Afrique. De multiples initiatives voient le jour dans le domaine de l’informatique, de l’agriculture, du commerce, de l’éducation, de la santé, de l’environnement, des énergies renouvelables, etc. Même si créer une startup en Afrique reste complexe, cela reste tout de même une véritable opportunité car le marché y est énorme, du fait de la digitalisation des différents pays mais également de leur potentiel

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De plus, de nombreux incubateurs sont présents pour faciliter le processus et accompagner les entrepreneurs à se développer plus facilement. Aujourd’hui, de nombreuses startups africaines sont connues mondialement et cherchent à se frotter aux grosses entités mondiales. Ceux-ci tendent à devenir de plus en plus efficace grâce à l’appui de structures comme Afric’innov qui parvient à donner les outils et le cadre qui permet à ces incubateurs d’avoir le rôle de créateur de startups performantes, dans le but de découvrir les prochaines licornes.

 

Des startups au service de l’Afrique et des africains

L’Afrique compte aujourd’hui de nombreuses startups qui sont toutes engagées pour le développement du continent. Elles opèrent toutes dans différents secteurs (e-commerce, média, paiement mobile, média, mode, etc.) avec une démarche militante afin de palier ou de venir à bout des insuffisances que connaît encore l’Afrique. L’envie de venir en aide aux populations africaines est leur moteur.

La plupart d’entre elles sont jeunes (deux à trois ans d’existence) avec des fonds limités et des dirigeants trentenaires, mais elles arrivent à se démarquer et à innover dans leur secteur. À travers plusieurs forums, conférences et concours pour startup en Afrique, ces dernières parviennent à se montrer aux yeux du monde et s’exportent en dehors du continent africain, au point où certaines d’entre elles deviennent des références mondiales dans leur secteur.

Parmi les startups africaines qui ont fait sensation en 2018, on en compte plusieurs dans le secteur du numérique dont certaines sont d’ailleurs parrainées par Google, à l’instar de Teheca qui se veut être un Uber des soins médicaux en Ouganda. Concrètement, il s’agit d’une application médicale mise sur pied à Kampala en 2015 par Daniel Ruyonga et Asha Namugambe afin de mettre en relation les familles de malades avec professionnels de la santé sans passer par les autorités sanitaires. Parmi les autres startups africaines digitales, on peut citer Africa Internet Group qui regroupe à la fois Jumia, Carmudi, Kaymu et qui a connu un important succès au point d’éclipser des plateformes internationales de commerce en ligne.

On peut encore citer la banque mobile Wizzit ou Obami, une plateforme d’apprentissage en Afrique du Sud, le Cardiopad crée par un jeune camerounais dans le but de sauver des vies, Harass Map qui vient en aide aux personnes victimes de harcèlement sexuel en Égypte, M-Pedigree qui est un téléphone portable qui combat le fléau des faux médicaments sur le continent, BRCK qui permet de se connecter à n’importe quel endroit sur la planète, etc.

 

La compétitivité des startups africaines face aux autres

Depuis quelques années, le développement économique de certains pays et l’émergence d’autres ont contribué de manière significative au développement du continent. Par contre, la nouveauté est qu’en plus d’avoir un impact sur l’emploi et le développement d’une nouvelle catégorie d’entrepreneurs, ces startups n’ont plus peur de se frotter aux marchés mondiaux et revendiquent même leur légitimité. D’ailleurs, de nombreux incubateurs dans les quatres coins du continent permettent à de jeunes entrepreneurs de réaliser des projets avec un rayonnement mondial et non plus seulement continental. Lorsqu’on prend le cas de Kudobuzz, cette société a réussi en quelques temps à rayonner sur le plan international, cette application a même été choisie parmi les 11 meilleures applications pour les réseaux sociaux par Shopify. Aujourd’hui, c’est une startup qui parvient à jouer des coudes avec les firmes internationales.

Les startups africaines ne se contentent plus du niveau local, elles parviennent petit à petit à décrocher des contrats à l’international et à prouver leurs valeurs aux yeux du reste du monde.

 

Des startups qui restent soumises à plusieurs problèmes

Comme toute startup, le financement reste l’un des principaux problèmes à résoudre. Malgré un développement encourageant, le problème de financement empêche certaines bonnes idées de voir le jour. Dans le numérique par exemple, nombreux sont les jeunes entrepreneurs africains qui débordent d’idées pour mettre en marche la révolution numérique de l’Afrique, mais très peu sont ceux qui vont réussir à créer et à développer une startup digne de ce nom, faute d’accompagnement de qualité ou de fonds d’amorçage.

Outre les problèmes de financement, il faut également ajouter le manque d’appui des autorités gouvernementales qui n’arrivent pas toujours à mettre en place les infrastructures qui permettraient d’accompagner le développement de ces jeunes pousses prometteuses.  Certains pays comme le Sénégal ont amorcé une transition intéressante, visant à mettre les startups dans de bonnes dispositions. Pour avoir un impact suffisant, il faut que ce type d’initiatives se généralise sur le continent.

Pour conclure, les startups africaines ont de nombreux défis à relever. Il est certain que le continent africain représente l’avenir et a un potentiel très important. Les nombreux défis technologiques et structurels représentent une réelle opportunité pour les entrepreneurs les plus chevronnés du continent. Pour permettre un développement plus rapide du continent, il faut espérer un travail conjoint des différents États africain et des startupers afin de tirer dans le même sens. L’Afrique en a besoin mais est-il possible de le faire ?

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