A l’issue de la 8e édition de « African Peering interconnexion forum » (AFPIF) ou le forum africain de l’appairage et de l’interconnexion que sa structure a organisée du 22 au 24 août 2017 à Abidjan, Dawit Bekele, directeur régional Afrique d’internet Society, a tenu une conférence de presse vendredi pour expliquer les raisons de cette rencontre. pour lui, il faut s’attendre à un « progrès fulgurant de l’internet » en Afrique, si les Etats africains optent pour l’interconnexion.

Selon Dawit Bekele, l’objectif était d’étendre l’infrastructure et les services internet en Afrique en rassemblant les acteurs principaux pour développer les opportunités d’interconnexion, le Peering(relation commerciale entre fournisseurs d’accès internet qui consiste à se mettre d’accord pour fournir un accès gratuit à leurs consommateurs réciproques) et d’échange de trafic sur le continent.

Le but final, faciliter un accès plus rapide et moins onéreux à internet ou fournir son accès gratuit aux populations africaines, et surtout permettre qu’il puisse améliorer leur condition de vie. Dawit Bekele est optimiste sur un développement signifiant de l’internet sur le continent d’ici quelques années. il faut croire à un « progrès fulgurant de l’internet en Afrique » a-t-il dit.

Cependant, souligne-t-il, si le coût d’accès à internet doit baisser, il faut passer par l’interconnexion. pour ce faire, selon lui, chaque etat africain doit accepter de se connecter à son voisin. « il faut que les pays africains acceptent de s’interconnecter avec leurs voisins, plutôt que de s’enfermer…», a suggéré m. bekele, demandant aux fournisseurs d’internet d’accepter aussi de s’échanger de trafics.

Le directeur régional-afrique du groupe internet society pense que la cedeao pourrait jouer un rôle important à ce niveau. « si toutes les barrières sont levées, le coût va baisser », insiste-t-il, car l’internet peut contribuer au développement de l’afrique, et devenir une porte d’ouverture d’énormes opportunités pour la jeunesse africaine.

Il note toutefois que sur le continent à part l’afrique anglophone qui tire son épingle du jeu, l’afrique francophone(ouest) traine encore les pas en matière du développement de l’internet.

Mais, il faut garder espoir car les efforts déjà réalisés montrent que c’est faisable et que ce n’est pas impossible, surtout que l’écart entre l’afrique et le reste du monde en matière d’internet se réduit, même s’il faut encore du travail et de la volonté politique.

C’est pourquoi « tous les pays africains doivent s’y mettent pour aider leur population à avoir un avenir meilleur grâce à internet », a préconisé Bekele. En ce qui concerne, la Côte d’Ivoire, le patron régional afrique d’internet society, exprime sa disponibilité à accompagner le pays pour son développement dans le domaine, et toute l’afrique également.

Il faut souligner que cette conférence spécialisée, qui en est à sa première édition sur les bords de lagune ebrié et sa troisième en afrique, a enregistré au moins 227 participants de 42 pays de tous les continents.

L’internet Society (ISOC) a pour vocation de promouvoir et coordonner le développement des réseaux informatiques dans le monde. elle est en 2005 l’autorité morale et technique la plus influente dans l’univers du réseau internet.

 

Source: Abidjan.net

A propos de l'auteur

CEO AfrikaTech

Comme beaucoup de personnes j’ai connu l’Afrique à travers des stéréotypes : l’Afrique est pauvre, il y a la guerre, famine… Je suis devenu entrepreneur pour briser ces clichés et participer à la construction du continent. J’ai lancé plusieurs entreprises dont Kareea (Formation et développement web), Tutorys (Plate-forme de e-learning), AfrikanFunding (Plate-forme de crowdfunding). Après un échec sur ma startup Tutorys, à cause d’une mauvaise exécution Business, un manque de réseau, pas de mentor, je suis parti 6 mois en immersion dans l’écosystème Tech au Sénégal. J’ai rencontré de nombreux entrepreneurs passionnés, talentueux et déterminés. A mon retour sur Paris je décide de raconter leur histoire en créant le média AfrikaTech. L'objectif est de soutenir les entrepreneurs qui se battent quotidiennement en Afrique en leur offrant la visibilité, les connaissances, le réseautage et les capitaux nécessaires pour réussir. L'Afrique de demain se construit aujourd'hui ensemble. Rejoignez-nous ! LinkedIn: https://www.linkedin.com/in/boubacardiallo

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