« La terre ne ment pas ». Voilà un adage souvent employé en Afrique, pour dire à quel point la terre sait rendre ce qu’on lui donne, et la réalité le confirme bien. Investir dans l’agriculture en Afrique est la première activité génératrice d’emploi dans le Continent. La quantité de terres inexploitées et le caractère principalement familial des cultures qui y sont faites laissent libre cours aux projets d’envergure qui gagneront à y être implémentés. On passerait d’une agriculture nourricière à une agriculture industrielle, qui pourrait aisément mener à la transformation. Mais encore, avec l’évolution de la classe moyenne africaine, qui est plus ou moins attachée à la terre et grandement sédentaire, la transformation locale des produits de la terre irait dans le sens du repli identitaire observable ces dernières années et pourrait facilement obtenir l’adhésion de ces derniers, dont le pouvoir d’achat, sur le plan local, ne cesse de grimper.

L’agriculture, un des secteurs aux potentiels les plus élevés en Afrique

Selon un sondage de Havas Horizons (2017), l’agriculture est l’un des secteurs aux potentiels les plus élevé en Afrique, à l’horizon 2022. L’activité occupe la deuxième position derrière le secteur de l’énergie. En un an (entre 2016 et 2017) le secteur a connu un bon de près de 60 points dans les sondages, selon les votes des investisseurs. Les éléments qui créent encore l’incertitude dans le secteur en sont les plus grandes sources d’opportunités.

Bien que le modèle agricole actuel de l’Afrique en général soit basé sur des exploitations familiales (jusqu’à 60% des emplois en Afrique), il faudra sans doute réussir à assurer la transition vers un modèle hybride ou industrialisé tout en trouvant des solutions pour enrayer les incertitudes climatiques et continuer d’assurer la sécurité alimentaire.

Dans cet esprit, 2 possibilités d’investissement pourraient répondre à « l’appel » du secteur de manière pertinente : l’industrialisation et la transformation.

Investissez dans l’industrialisation de l’agriculture en Afrique

L’industrialisation de l’agriculture est présentée comme l’une des solutions majeures pour doper la croissance de cette dernière en Afrique. La mécanisation des activités liées assurerait un meilleur rendement, en réduisant le frein que représente la fatigue humaine, tout en accélérant les processus, notamment ceux de récolte.

Bien que l’Homme ait toujours sa place dans l’agriculture en Afrique comme ailleurs, investir dans un projet industriel la concernant serait totalement à propos. Le montant de l’investissement pouvant être particulièrement important, il est indispensable d’élaborer un projet qui corresponde clairement aux réalités de la terre d’accueil (repères sociologiques, économiques, environnementaux et même juridiques) et qui demeure tout de même rentable.

Les projets agricoles industrialisés ne sont pas foison, et les terres cultivables disponibles sont en grand nombre. Vous avez un bon plan ? Essayez de convaincre des investisseurs et lancez-vous, car en plus, bien des produits agricoles qui pourraient être fournis localement sont importés, à cause du défaut de transformation locale.

Investissez dans la transformation des produits agricoles en Afrique

Bien que la culture locale soit orientée vers la consommation directe des produits de la terre, la transformation de ces derniers est une option qu’il faut absolument explorer, afin de donner encore plus de valeur à ces derniers.

La transformation des produits agricoles s’allie bien à l’industrialisation de l’agriculture et est une bonne opportunité à explorer pour investir. Aujourd’hui, le taro, qui pousse naturellement en Afrique, est vendu sous forme de chips, notamment en Turquie. Sur le plan local, les éléments les plus courus sont les chips de plantain, les pâtes à tartiner, et les jus de fruits naturels. Les cas de transformation industrielle et continue font exception, à l’instar de la marque TANTY au Cameroun ou de quelques grands groupes internationaux qui se servent des noix du palmier à huile pour élaborer divers produits, notamment les huiles raffinées ou le savon.

En Afrique de l’Ouest notamment, des associations s’organisent pour transformer les produits agricoles, mais la distribution semble demeurer très localisée.

L’opportunité de la transformation des produits agricoles reste à saisir. Les multiples possibilités offertes par certains produits comme le manioc (dont l’écorce est même utilisée aujourd’hui pour faire des beignets et d’autres pâtisseries, ou de la bouillie) commencent à peine à être explorées, et la production locale ne satisfait pas encore le potentiel d’absorption du marché africain. Il n’y a définitivement pas de raison d’hésiter.

 

Voilà deux « grands chantiers » desquels vous pourrez bien tirer votre épingle du jeu si vous souhaitez investir en Afrique. L’industrialisation a révolutionné bien des pays, et avec l’agriculture qui permet littéralement à au moins 60% de la population africaine d’avoir un emploi, sans toutefois répondre totalement à la capacité d’absorption de ce marché, les futurs industriels pourraient littéralement apporter une vraie révolution sur le continent tant est-il qu’ils aient du flair et respectent les conditions sociales, légales, et surtout environnementales, ces dernières étant garantes de la qualité et de la fertilité du sol africain encore peu exploité.

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