Depuis environ 20 années, le gouvernement du Ghana a pris une décision qui a aujourd’hui des conséquences palpables dans l’économie ghanéenne. Cette décision a consisté à faire de l’éducation et en particulier, l’éducation des femmes, un axe prioritaire de développement. Une décision qui n’a pas été vaine quand on voit aujourd’hui que le Ghana, un pays pour entrepreneures devient réel. 

Quel environnement au Ghana ?

D’après l’indice Mastercard de l’entreprenariat féminin, le Ghana est en tête avec un taux de 46 % d’entreprises détenues par des femmes. Leur rôle est alors non négligeable sachant qu’elles représentent 51 % de la population du pays. Le Ghana est alors un pays qui inscrit dans son inconscient collectif l’importance du leadership féminin. Nana Akufo-Addo, président Ghanéen aurait déclaré : “« Que ce soit dans le secteur de l’agrobusiness, de l’art créatif, du textile, de la fabrication à la conception vestimentaire ou encore dans les secteurs de la finance et du commerce, les femmes ghanéennes jouent un rôle primordial dans le paysage entrepreneurial, comme en témoigne les derniers chiffres du conseil national des petites et moyennes industries (PMI). Selon ces chiffres, 44% des petites et moyennes entreprises (PME) sont détenues par des femmes ». Ces propos atteste du caractère institutionnel de la stratégie de développement par le leadership féminin au Ghana. Un leadership qui ne limite pas à des secteurs définis comme dans certains pays ou ce dernier est clairement identifié dans certains domaines. Ainsi, la pluralité des secteurs cités par le Président atteste du caractère illimité de ce leadership, vecteur de développement et création d’activités économiques au Ghana. 

Un bel exemple de la logique entrepreneuriale au Ghana

Osafo-Addo est propriétaire d’une société de transformation agro-alimentaire appelé Samba Food. Cette femme est anesthésiste de formation mais n’a pas hésité, en 1993 a mettre au point sa structure. Cette femme est un bel exemple de la logique entrepreneuriale au Ghana et dans beaucoup d’autres pays. Ainsi, un des plus gros défis en Afrique serait la mise en place de programmes de formation diplômante qui correspondent aux besoins du marché. En attendant cette restructuration, des jeunes, des femmes, des hommes, des entrepreneurs n’hésitent pas à se reconvertir ou à piocher des compétences de leur formation pour évoluer dans un autres secteur. C’est le cas d’Osafo Addo qui n’a pas hésité en fonction des opportunités qui se sont présentées à elle, d’entreprendre dans l’agro-business.

 

Le président ghanéen a annoncé : “Nos réformes au plan éducatif prennent également en compte l’augmentation des structures de formation technique et professionnelle, ce qui va profiter à nos jeunes filles en les équipant avec les compétences nécessaires pour la construction d’une économie moderne”. Par rapport à l’éducation, le taux de scolarisation des filles est passé de 16% dans les années 1970 à près de 80 pour cent aujourd’hui. Une évolution qui va creciendo et qui est faveur du développement économique du Ghana, Cependant, cette “vision-stratégie” du gouvernement n’est elle pas le début d’une forme d’exclusion institutionnelle d’autres genres et ou classes sociales ? 

Lire aussi : https://www.afrikatech.com/fr/entreprendre/au-nigeria-le-festival-slay-met-les-femmes-africaines-entrepreneures-lhonneur/

Autre article : https://wia-initiative.com/parcourir/ghana-land-of-success/

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