GAFA représente tout simplement les quatre (04) entreprises les plus puissantes du monde numérique : Google, Apple, Facebook et Amazon. Un « M » faisant référence à Microsoft est parfois joint à cet acronyme. Ces géants de la Silicon Valley ont pris une place prépondérante dans notre quotidien et ont même « donné naissance » à des petits dénommés NATU : Netflix, Airbnb, Tesla et Uber. Les GAFA représentent l’économie du XXIè siècle !

Les GAFA s’emmêlent les pinceaux ?

En arrivant, chaque GAFA avait son marché. En effet, Google visait les recherches et la publicité, Apple l’électronique, Facebook les réseaux sociaux et enfin Amazon le e-commerce. Chacun avait le quasi-monopole de son marché. Mais ça, c’était avant. Aujourd’hui les GAFA se marchent sur les plates-bandes. En fait, aujourd’hui, les GAFA sautent limite sur tout ce qui leur semble rentable : le secteur financier est le jouet qu’ils se disputent (crypto monnaie, services de paiement…)

Secteurs d’activités Google Apple Facebook Amazon
Publicité et

e-commerce

X X X X
Services bancaires X X X X
Hébergement en ligne X     X
Streaming, Appareils domestiques, santé X X   X
Système d’exploitation X X    

 

L’Afrique, le nouveau terrain de chasse des GAFA

Selon Daniel Ives, « Il y a clairement une opportunité pour les entreprises comme Facebook et Google de s’installer et d’imposer leur marque sur le sol africain ». Dans leur quête de croissance, c’est un choix stratégique indispensable que de se tourner vers l’Afrique, qui aura d’ici 30 ans le quart de la population mondiale.

Amazon et Apple pour le moment sont encore en phase d’observation contrairement à Google et Facebook qui ne manquent pas d’imagination pour intégrer le marché africain. Quant à Microsoft, il est un incontournable au niveau institutionnel en fournissant ses produits et services sur le plan technologique. La quasi-totalité des gouvernements sont en collaboration avec lui.

Google et Facebook en Afrique

Google fournit déjà son « aide » en Afrique depuis un bon moment déjà. Et ce, à travers :

  •         Accompagnement de près de cent mille développeurs ;
  •         Accompagnement d’une soixantaine de start-up Tech ;
  •         Offre de bourses doctorales (pour les métiers du numériques) ;
  •   Campagnes de sensibilisation concernant les enjeux du digital ;
  •         Actions visant à réduire les coûts d’accès à internet pour les défavorisés.

Accra (Ghana) a été choisie par Google pour son premier laboratoire de recherche spécialisées sur l’IA (Intelligence Artificielle). D’autre part, le projet “Equiano” dont la construction est prévue pour 2021 sera également financé par Google, avec pour objectif de contrôler les données qui transiteront de l’Amérique du Nord vers l’Afrique.

De son côté, 23 pays africains sont dans le collimateur de Facebook. A ces derniers, Ils entendent offrir un accès gratuit à internet (via leur service Free Basics). Ils développent également un projet de câble sous-marin nommé “Simba”.

En route vers une cybercolonisation ?

L’Afrique souhaite rattraper son retard au niveau technologique, et l’intelligence artificielle semble être la solution lui permettant de combler le fossé qui la sépare d’autres continents. De nombreuses initiatives de la communauté scientifique et d’entrepreneurs africains avancent avec beaucoup de peine, faute de moyens. Abandonnés à eux-mêmes, entrepreneurs et chercheurs africains n’ont d’autre choix que de se tourner vers les GAFA.

Cette option ne présente pas juste un risque pour les entrepreneurs africains, qui participeront au développement et profit d’acteurs non-africains, mais un vrai problème pour les gouvernements africains. En ce sens où les GAFA non seulement captent les cerveaux recrutés mais absorbent aussi les données du continent à travers leurs applications et services. En somme, il s’agit d’une exploitation de ressources locales tout en attirant de la valeur ajoutée vers leur économie : en d’autres termes de la cybercolonisation.

Le fort potentiel de l’Afrique, associé à son apparente léthargie la présente comme une proie facile. Elle se place ainsi au cœur de convoitises des GAFA, à l’affût de ce marché. Les économies africaines semblent ne pas pouvoir s’offrir l’intelligence artificielle, chose que les GAFA souhaitent leur donner, enfin c’est ce que l’on pourrait se dire. D’un autre côté, on pourrait aisément penser qu’il s’agit juste d’une situation de séduction. Les gouvernements régulariseront-ils assez rapidement le secteur ou alors la recherche sera privilégiée au détriment de la vie privée des africains ? La forte présence des champions chinois tels que Huawei ou encore ZTE stimule-t-elle la volonté d’investissement des GAFA en Afrique ?

Peut-être existe-t-il des possibilités pour des privés d’investir dans le secteur et (qui sait?) de damer le pion au GAFA qui ne sont pas encore correctement implantés en Afrique. Qu’en dites-vous ?

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