Le pays des Mille collines compte désormais sur Icyerekezo, son satellite lancé depuis la Guyane, pour couvrir les régions isolées qui n’ont pas accès à Internet.

Une solution venue du ciel. Pour fournir Internet aux écoles situées dans les zones reculées du pays, les autorités rwandaises ont la solution : un satellite. Le pays s’est en effet associé à une société britannique spécialisée dans le secteur, a annoncé la semaine dernière le ministère rwandais des Technologies de l’information et de la communication (TIC) et de l’Innovation. L’engin, surnommé Icyerekezo, Vision, a quitté la terre dans la nuit du 27 février 2019 vers 23 h 30 heure rwandaise, depuis la base de Kourou.

L’initiative a pris corps dans le cadre d’un partenariat avec le programme américain One Web, qui effectuait ce jour son premier lancement de six satellites dédiés aux communications internet. D’ici à 2021, la société éponyme devrait en lancer au total plus de 600. Le satellite rwandais, lui, a été construit à Toulouse et fournira Internet en haut débit au groupe scolaire de Saint-Pierre Nkombo, situé sur l’île Nkombo du lac Kivu.

Lutter contre la fracture numérique

Si la démarche est inédite pour le Rwanda, elle colle en revanche parfaitement avec la stratégie numérique dans laquelle le pays s’est lancé depuis quelques années : celle d’un pays « hyperconnecté ». « Sans accès à Internet, les économies stagnent, l’éducation prend du retard, et le développement est considérablement plus lent que dans les régions connectées », estime d’ailleurs le ministère dans un communiqué. Pour lutter à tout prix contre la fracture numérique, le pays promeut la politique du « Rwanda Digital Talent », un projet du ministère des TIC lancé en juin 2016. Le but : renforcer les capacités des citoyens dans le domaine du numérique, et réduire l’inadéquation entre l’offre du secteur et la demande, croissante.

Pour cela, le gouvernement mise sur la jeunesse, et surtout sur la formation des Rwandais. Le 22 février, le pays a d’ailleurs inauguré sa toute première école de code informatique, dans le district de Nyabihu, à l’ouest. « Nous commençons avec soixante étudiants, mais l’objectif est de pouvoir déployer au moins cinq académies de codage. Il est prévu dans chaque province, chaque année, l’inscription d’environ trois cents étudiants qui peuvent se spécialiser pour devenir des experts », a déclaré Paula Ingabire, la ministre des TIC.

Rwanda : combler la fracture numérique par satellite

Le pays des Mille collines compte désormais sur Icyerekezo, son satellite lancé depuis la Guyane, pour couvrir les régions isolées qui n’ont pas accès à Internet.
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Publié le  | Le Point Afrique
<p>Le Rwanda s'est lancé dans un politique numérique dynamique. </p>

Le Rwanda s’est lancé dans un politique numérique dynamique.

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Une solution venue du ciel. Pour fournir Internet aux écoles situées dans les zones reculées du pays, les autorités rwandaises ont la solution : un satellite. Le pays s’est en effet associé à une société britannique spécialisée dans le secteur, a annoncé la semaine dernière le ministère rwandais des Technologies de l’information et de la communication (TIC) et de l’Innovation. L’engin, surnommé Icyerekezo, Vision, a quitté la terre dans la nuit du 27 février 2019 vers 23 h 30 heure rwandaise, depuis la base de Kourou en Guyane française.

L’initiative a pris corps dans le cadre d’un partenariat avec le programme américain One Web, qui effectuait ce jour son premier lancement de six satellites dédiés aux communications internet. D’ici à 2021, la société éponyme devrait en lancer au total plus de 600. Le satellite rwandais, lui, a été construit à Toulouse et fournira Internet en haut débit au groupe scolaire de Saint-Pierre Nkombo, situé sur l’île Nkombo du lac Kivu.

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Lutter contre la fracture numérique

Si la démarche est inédite pour le Rwanda, elle colle en revanche parfaitement avec la stratégie numérique dans laquelle le pays s’est lancé depuis quelques années : celle d’un pays « hyperconnecté ». « Sans accès à Internet, les économies stagnent, l’éducation prend du retard, et le développement est considérablement plus lent que dans les régions connectées », estime d’ailleurs le ministère dans un communiqué. Pour lutter à tout prix contre la fracture numérique, le pays promeut la politique du « Rwanda Digital Talent », un projet du ministère des TIC lancé en juin 2016. Le but : renforcer les capacités des citoyens dans le domaine du numérique, et réduire l’inadéquation entre l’offre du secteur et la demande, croissante.

Pour cela, le gouvernement mise sur la jeunesse, et surtout sur la formation des Rwandais. Le 22 février, le pays a d’ailleurs inauguré sa toute première école de code informatique, dans le district de Nyabihu, à l’ouest. « Nous commençons avec soixante étudiants, mais l’objectif est de pouvoir déployer au moins cinq académies de codage. Il est prévu dans chaque province, chaque année, l’inscription d’environ trois cents étudiants qui peuvent se spécialiser pour devenir des experts », a déclaré Paula Ingabire, la ministre des TIC.

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Une stratégie africaine

Ailleurs sur le continent, les initiatives du même genre fleurissent. L’Afrique du Sud, l’Égypte, le Nigeria, ou encore l’Algérie et prochainement la RDC, de nombreux pays africains comptent désormais sur les satellites pour développer leurs télécommunications. Moins vulnérables que les câbles sous-marins, les engins spatiaux restent pour une majorité d’entre eux, de fabrication étrangère.

Mais quelques pionniers de la conquête spatiale africaine tirent leur épingle du jeu. Comme au Ghana, où des étudiants de l’université All Nations ont conçu eux-mêmes GhanaSat-1, sous la houlette de Richard Damoah, chercheur ghanéen de la Nasa. De quoi donner des idées aux spationautes africains en herbe.

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A propos de l'auteur

CEO AfrikaTech

Comme beaucoup de personnes j’ai connu l’Afrique à travers des stéréotypes : l’Afrique est pauvre, il y a la guerre, famine… Je suis devenu entrepreneur pour briser ces clichés et participer à la construction du continent. J’ai lancé plusieurs entreprises dont Kareea (Formation et développement web), Tutorys (Plate-forme de e-learning), AfrikanFunding (Plate-forme de crowdfunding). Après un échec sur ma startup Tutorys, à cause d’une mauvaise exécution Business, un manque de réseau, pas de mentor, je suis parti 6 mois en immersion dans l’écosystème Tech au Sénégal. J’ai rencontré de nombreux entrepreneurs passionnés, talentueux et déterminés. A mon retour sur Paris je décide de raconter leur histoire en créant le média AfrikaTech. L'objectif est de soutenir les entrepreneurs qui se battent quotidiennement en Afrique en leur offrant la visibilité, les connaissances, le réseautage et les capitaux nécessaires pour réussir. L'Afrique de demain se construit aujourd'hui ensemble. Rejoignez-nous ! LinkedIn: https://www.linkedin.com/in/boubacardiallo

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