Malgré le ralentissement économique auquel quelques pays africains sont confrontés, les financements internationaux alimentent toujours les marchés immobiliers en Afrique. Cependant, les promoteurs immobiliers et les fonds équités, réajustent leurs stratégies d’investissements. Celles-ci sont, en effet, de plus en plus ciblées. Depuis plusieurs années une nouvelle tendance est apparue. Désormais, le secteur immobilier et les industries connexes contribuent de manière significative au PIB du continent africain. Cette évolution devrait se poursuivre durant les prochaines années.

La typologie des investissements financiers

En Afrique subsaharienne, la majorité des constructions est financée par le biais de fonds immobilier. En 2016, l’entreprise britannique Actis a créé le fonds « Actis africa real estate fund 3 (Area3) » d’un montant de 500 millions de dollars.

 

Ce capital doit servir à l’immobilier en Afrique subsaharienne. Il doit être injecté dans la construction de résidences, de locaux industriels et de bureau dans les grandes zones urbaines d’Afrique subsaharienne. Actis se positionne désormais comme l’un des plus grands fonds immobilier pour la zone Afrique.

 

Le fonds Area3 regroupe de nombreux contributeurs tels que des institutions axées sur le financement du développement originaires d’Amérique du Nord, d’Europe, d’Asie mais également du continent africain.

 

L’objectif d’Area3 vise à satisfaire une infime partie de la demande en immobilier de qualité réclamée par les centres urbains dynamiques. Area3 se distingue par sa capacité à avoir su identifier des opportunités immobilières sûres

.

Le volume des capitaux en faveur de l’investissement et du développement immobilier connaît une croissance continue. De nouveaux véhicules d’investissement font leur apparition depuis quelques années.

 

Parmi les investisseurs les plus actifs, les fonds lancés par les Sud-africains deviennent de plus en plus importants et notamment en Afrique de l’Ouest. Ce type d’investisseurs, au même titre que ceux européens, arabes ou chinois privilégient la diversification de leur portefeuille. Ils cherchent également à se positionner sur un marché dont la croissance est encore faible.

 

Outre l’Afrique de l’Ouest, les investisseurs sud-africains continuent à investir en Afrique orientale et centrale. En effet, ces deux régions présentent des rendements élevés.

Les investisseurs en provenance du Moyen-Orient s’orientent plutôt vers des projets immobiliers à grande échelle.

 

L’ensemble de ces investissements constitue donc une véritable opportunité pour les acteurs évoluant dans le secteur de l’immobilier. En effet, le marché immobilier en Afrique subsaharienne se justifie par la croissance démographique associée à l’urbanisation. Le profil des jeunes générations africaines est de plus en plus urbanisé. Ces derniers ouvrent ainsi la voie au développement du secteur immobilier.

L’immobilier commercial comme moteur de la croissance

Jusqu’à présent, l’immobilier commercial peut être considéré comme le moteur de la croissance du secteur immobilier. Il constitue un axe majeur de l’activité de développement. De fait, il a contribué à l’apparition du concept du centre commercial. En effet, celui-ci s’impose de plus en plus dans les grandes villes d’Afrique subsaharienne. Nairobi, se positionne désormais comme la ville la plus favorable au développement de projets de « Malls », mais également de projets résidentiels.

 

La région francophone de l’Afrique de l’Ouest est également concernée. Les pays situés au nord du Nigéria intéressent de plus en plus les investisseurs. Le lancement de l’hypermarché français Carrefour à Abidjan, en Côte d’Ivoire, laisse présager ce que sera la nouvelle tendance.

 

Conjointement à cette demande, les villes les plus importantes d’Afrique subsaharienne sont confrontées à une insuffisance d’espace d’entreposage moderne.

 

Dans le cadre du développement urbain, de grands parcs industriels sont en cours de construction tels que celui de Tatu City, non loin de Nairobi, qui à terme doit devenir une ville moderne de 70 000 habitants, à la pointe de la technologie. Ce projet immobilier hors-normes est financé par des investisseurs locaux et étrangers. Le coût total est évalué à 2,25 milliards de dollars et doit générer plus de 220 000 emplois. Il s’agit d’un hub technologie comprenant des espaces d’habitation, des centres commerciaux, des points de vente au détail, des aires de loisirs, etc.

 

Le développement de ce type de projet immobilier va connaître une forte expansion durant les prochaines années.

L’immobilier dans le secteur hôtelier en pleine croissance

L’offre déficitaire en chambres, problématique à laquelle le secteur hôtelier doit faire face, profite à l’immobilier et tout particulièrement la construction hôtelière. Celle-ci connaît une forte croissance en Afrique subsaharienne.

 

Cette expansion s’explique par différents facteurs : croissance démographique dynamique, déficit structurel de l’offre en chambres, tourisme en progression dans certaines régions. En 2017, la construction d’établissements hôteliers s’élève à 1,7 milliards de dollars, avec une prévision qui se chiffre à 1,9 milliard pour l’année 2018. Le financement de ces constructions immobilières provient d’investissements.

 

L’Afrique de l’Est représente la région ayant connu, en 2016, l’évolution la plus importante en termes de l’infrastructure hôtelière. La ville de Kigali a été choisie comme siège de la filiale de la chaîne hôtelière Marriott International qui prévoit de construire 5 nouveaux hôtels en Afrique du sud. Le montant de l’investissement avoisine les 218 millions de dollars.

 

Les technologies et les tendances qui permettront à l’Afrique de se réapproprier le marché de l’immobilier

Le secteur de l’immobilier africain est confronté à des changements profonds dus aux différentes tendances de fond liées aux nouvelles technologies et aux évolutions du mode de consommations.

 

L’Afrique, pour se réapproprier le marché de l’immobilier doit exploiter les nouvelles technologies pour s’imposer. Il peut s’agir par exemple de celles en relation avec la réalité augmentée qui permet d’offrir aux clients une expérience immersive ou d’automatiser le parcours de l’acheteur de sa recherche jusqu’à l’offre d’achat qui se réalise online.
L’immobilier africain est encore à la recherche de son nouveau business model. Durant les prochaines années, le secteur immobilier doit poursuivre sa croissance, et ce, de manière exponentielle.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publié.