Que celui qui n’a jamais été stressé par le silence d’un recruteur après l’entretien lève le doigt. Ce stress est même souvent considéré comme pire que celui que l’on ressent avant ou pendant l’entretien. On se pose mille et une questions : « Ai-je été à la hauteur ? » « Aurai-je le poste ? ». Mais ce que nous semblons parfois oublier c’est qu’un recrutement ne se limite pas juste à l’entretien. Certes, dans certains cas, le recruteur peut vous dire qu’il vous embauche directement ou quelques jours après l’entretien. Mais dans d’autres cas, après l’entretien, suivent plusieurs étapes. En somme, le temps ne passe pas de la même manière pour un recruteur et un candidat. Ah oui, ne vous attendez pas non plus à une réponse parfaite en lisant cet article.

Pourquoi ne m’ont-ils pas encore appelé ?

Telle est la question que plus d’un candidat se posent 1 à 2 semaines après avoir passé un entretien. Pour vous aider à “passer” cette phase durant laquelle le temps semble s’écouler au ralenti, vous devez garder certaines choses à l’esprit :

Vous n’êtes pas seul

Rappelez-vous la chose suivante : vous n’êtes pas la seule personne dont le curriculum vitae a été retenu pour passer l’entretien. Eh oui, les entretiens peuvent toujours être en cours. Détendez-vous ! Si près de 300 personnes postulent en moyenne à une offre d’emploi, et ce, quel que soit le secteur, imaginez un peu le nombre de candidats retenus. D’autre part, chaque entreprise a un système de recrutement qui lui est propre. Selon Glassdoor (site d’évaluation de recrutement) la durée moyenne d’un processus de recrutement est d’environ 24 jours. Toutefois, elle peut varier selon le secteur d’activités. La patience doit être votre meilleure amie.

Vous n’y êtes pour rien

Parfois, cela n’a complètement rien à voir avec vous. Ne soyez pas sceptique. Intégrez ce fait. Le silence peut souvent être dû à un déficit de finance. On veut bien vous recruter mais le budget ne suit pas. Aucune entreprise ne souhaiterait donner ce genre d’explication à un candidat au risque d’être perçue comme une entreprise peu viable. Il en va quand même de sa réputation. De plus, par les temps qui courent, virus, récession, faillites en chaîne, trouver une entreprise qui veuille bien recruter est déjà une bonne chose en soi.

Les recruteurs ont aussi un travail

Les candidats semblent parfois l’ignorer mais les recruteurs ont aussi un travail à faire au quotidien. Décider du sort de votre candidature est certes important, mais être performants dans leur travail l’est tout aussi.

Indécision

Votre curriculum vitae peut être impressionnant mais un mot, une phrase que vous avez dit peut contribuer à créer le doute quant à votre volonté de rester longtemps dans l’entreprise si vous êtes embauché. Tout comme vous pouvez être en lice avec plusieurs autres candidats, tous de qualité, alors que l’entreprise n’a besoin que d’un seul candidat. Un autre cas probable, le recruteur ne souhaite pas faire le mauvais choix. Eh oui, le stress n’est pas juste du côté du candidat : un recrutement raté coûte assez cher. Notez aussi ceci : plus il y a d’avis, plus long sera le temps de prise de décision.

Le poste n’est pas à vous

Et puis il y a la raison que l’on redoute : vous n’avez pas été retenu. Le recruteur peut aussi faire face à un déficit de ressources humaines ou de temps (dans le cas de la réception d’un grand nombre de candidatures), ne lui permettant pas de répondre à chaque candidat recalé. Face à un ghosting (ignorer une personne après lui avoir porté de l’intérêt) de près de 4 semaines, le candidat peut prendre les devants et relancer le recruteur afin d’être fixé.

D’accord mais quand aurais-je une réponse ?

C’est tout ce que vous voulez savoir et rien d’autre. C’est normal ! Lors d’un sondage effectué auprès de 380 répondants, la question suivante leur a été posé : « Au bout de combien de temps avez-vous eu un retour du recruteur suite à un entretien d’embauche ? » La réponse moyenne était de 3 semaines au maximum. Le retour étant indépendant du résultat (bon ou mauvais). Au-delà de 3 semaines, les chances de réponses deviennent minimes.

Quand faut-il relancer post entretien ?

Malgré votre impatience d’avoir une réponse, attendez au moins une semaine avant d’envoyer un mail de remerciement. Vous pourrez y ajouter un élément omis durant l’entretien ou alors que vous deviez communiquer ultérieurement à la demande du recruteur. Si au bout d’une dizaine de jours, vous n’avez toujours pas de réponse, là vous pouvez faire une vraie relance. Faites-le en démontrant votre motivation et intérêt pour le poste à pourvoir. De plus, si on vous a donné un délai de réponse et qu’il est échu, relancez à ladite date plus deux jours. Si le silence persiste, envoyez un mail par semaine. La relance téléphonique est certes la meilleure mais c’est dans le cas où vous avez le contact de la personne rencontrée durant votre entretien. Dans le cas où vous n’avez que le standard, demandez à avoir la personne qui vous a reçu en précisant qu’elle devait vous rappeler.

Le silence auquel font face la plupart des candidats post entretien est la cause de stress et d’anxiété chez plusieurs d’entre eux. Toutefois, ce silence ne devrait pas les empêcher d’être proactifs : relancer les recruteurs, postuler à d’autres offres (la vie ne s’arrête pas à cet emploi). En somme, peu importe la raison du silence d’un recruteur, ne lâchez rien et continuez votre recherche ! Le fait que ce soit le poste de vos rêves ne doit pas vous empêcher de déposer votre candidature pour d’autres offres.


[wpforms id= »26712″ title= »false » description= »true »]

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.

Téléchargez gratuitement des idées d’affaires et études de marché