De manière simplifiée, crypto monnaie désigne de l’argent privé. Il s’agit en d’autres termes, que cette monnaie n’est émise par aucun gouvernement ou instance monétaire classique à l’instar des banques centrales ou toutes autres institutions financières. Les crypto monnaies (oui il en existe plusieurs) sont émises à travers la technologie blockchain. Elles sont gouvernées par un code sécurisé par la cryptographie, les rendant inviolables. Les arnaques dont elles font l’objet sont liées aux portefeuilles dans lesquelles elles sont détenues et non aux crypto monnaies en elles-mêmes. Certes sans banques centrales à leur tête, transparence et sécurité sont leurs maîtres-mots.

Rôle de la crypto monnaie

La crypto monnaie peut avoir plusieurs usages :

  •         Moyen de paiement de biens et services : le Bitcoin permet par exemple d’effectuer des achats de biens de consommation classiques sur de nombreuses plateformes telles que  Shopify ou Overstock. Ether a permis quant à lui en 2017, à l’achat d’œuvres d’art de jeunes artistes exposées à La Compagnie (Paris X) ;
  •         Actif financier pour investir : elle est un placement potentiellement rémunérateur ;
  •         Crowdfunding crypto-equity : les investisseurs peuvent financer des projets via des levées de fonds à l’aide de crypto monnaies.

Les principales crypto monnaies          

Il existe un assez grand nombre de crypto monnaies : Bitcoin, Ethereum, Litecoin, Dash, Monero … Oui. Il en existe tant qu’il devient difficile aujourd’hui de déterminer leur nombre exact. Mais on peut quand même les estimer aujourd’hui à environ 2 000. Toutefois, on peut ressortir une dizaine assez populaire. Cette popularité se référant à leur capitalisation boursière (valeur de tous les jetons en circulation).

Crypto monnaie Date de création Capitalisation boursière (11 mai 2020) Variation des cours sur 1 an
Bitcoin 2009 158,542 milliards  + 14,89 %
Ethereum 2015 20,684 milliards
Ripple (XRP) 2012 8,575 milliards 39,4 %
Tether 2015 6,376 milliards
Bitcoin Cash Juillet 2017 4,226 milliards
Bitcoin SV 2018 3,300 milliards + 186,99 %
Litecoin 2011 2,679 milliards
Binance Coin 2017 2,339 milliards
Eos 2017 2,229 milliards
Tezos 30 juin 2018 1,743 milliards + 91,3 %

 

L’entrée des crypto monnaies en Afrique

Avant fin 2019, l’accès aux plateformes d’échange de crypto monnaie était réservé aux possesseurs d’euros ou de dollars. Désormais, la plateforme Binance, en collaboration avec la fintech nigériane Flutterware (qui permet déjà aux petits entrepreneurs de réaliser des opérations dans près de 150 monnaies), permet aux nigérians de stocker, acheter et revendre des nairas contre des Bitcoins. Plus tard, le Shilling kenyan et le Rand sud africain devraient se joindre à la danse.

Des crypto monnaies exclusives à l’Afrique

            Il existe de nombreuses crypto monnaies exclusives à l’Afrique, destinées à changer la manière de vivre des africains. On peut citer entre autre l’akoin, monnaie virtuelle de la star américano-sénégalaise Akon. L’on peut aussi citer : l’Afro, l’Africa Master Coin (développée par Trapeace Holdings en 2018), le Nurucoin (crypto monnaie kenyane développée par le kenyan Isaac Mwendwa). Ces crypto monnaies africaines tentent de se frayer un chemin malgré la popularité fulgurante du Bitcoin en Afrique.

Dans des pays comme le Maroc, les crypto monnaie sont interdites. Le gouvernement soutient toutefois, les blockchains professionnelles ou internationales. Malgré l’interdiction du gouvernement de l’utilisation de la crypto monnaie par des particuliers, les marocains sont nombreux à l’utiliser dans la clandestinité. Voici un extrait du classement mondial de volumes échangés sur la plateforme finlandaise LocalBitcoins :

Pays Position
Nigéria

Kenya 23è
Maroc 36è
Tanzanie 43è

 

Exception faite de certains Etats tels que le Maroc, le Zimbabwe, l’Egypte interdisant l’utilisation des crypto monnaies ou encore de l’Afrique du Sud, du Kenya encadrant leur utilisation, les autres Etats sont dans une situation attentiste. La crypto monnaie représente une solution pour les africains ne possédant pas de compte bancaire ou encore vivant dans des pays politiquement instables. 

Crypto monnaies et inquiétudes des observateurs ?

Par ailleurs, certains observateurs considèrent la crypto monnaie comme un mécanisme non seulement risqué mais aussi stable. Ceci en se référant par exemple, à la chute du Bitcoin en février 2018. Malgré le fait que certains analystes comparent les crypto monnaies à un système de Ponzi, certains africains sont prêts à courir le risque.

Un taux de pénétration moyen et non équilibré sur l’ensemble du continent et les problèmes de distribution d’électricité dans bien des pays, ne favorisent pas vraiment l’accès aux crypto monnaies par les africains. Malgré cela, les avis sont pour la plupart optimistes : l’Afrique a besoin de la technologie blockchain de même que des crypto monnaies générées par cette dernière.

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