Connect News a rencontré pendant le salon OSIANE, Basile NIANE, journaliste blogueur et CEO de Social Net Link, une plateforme d’information Technologique sur le Sénégal et l’Afrique  basée au Sénégal, au Mali et bientôt en Guinée et Cote d’ivoire.

Connect News : Bonjour Mr Basile NIANE, quelle est votre première impression au sujet du salon OSIANE ?

Basile NIANE : J’ai été impressionné par le salon, parce qu’il faut le reconnaitre, ce n’est souvent pas évident de regrouper en un seul lieu la crème des acteurs des TIC pendant 3 ou 4 jours. Ce salon a connu une grande implication des jeunes et j’y ai rencontré de grandes personnalités. Je pense que c’est une opportunité intéressante pour le Congo.

Connect News : Sur quelles thématiques êtes-vous intervenu?

Basile NIANE : Durant ce salon, l’objectif était de faire une formation pour la presse, notamment sur l’utilisation du social média et des réseaux sociaux pour mieux communiquer sur internet. Mais par la suite nous avons fait une formation avec les jeunes sur « comment utiliser les réseaux sociaux pour réussir dans sa vie, mais surtout comment utiliser les réseaux sociaux pour agrandir sa communauté ».

Nous avons choisi ce thème parce que nous nous sommes rendu compte qu’aujourd’hui, les réseaux sociaux sont devenus incontournables quand on parle de la communication. Malheureusement, les jeunes qui utilisent ces plateformes ne maitrisent pas techniquement ces outils et ne sont pas au courant des opportunités qu’ils offrent. Le but de cette formation était de montrer aux jeunes qu’avec les réseaux sociaux, on peut facilement trouver du travail et entreprendre, exprimer son opinion et pouvoir générer des revenus.

Connect News : Quel est pour vous l’impact des TIC et de l’innovation sur le développement de l’Afrique ?

Basile NIANE : La technologie est une chance pour l’Afrique et les Africains doivent en profiter. Nous ne devons plus être de simples consommateurs de ce que les autres produisent mais nous devons nous mêmes produire. La production passe par les infrastructures, la création du contenu et nous nous rendons compte que l’Afrique traine beaucoup dans ce sens. Les opérateurs se doivent de faciliter l’accès à l’Internet parce qu’il coute encore très cher en Afrique. Des initiatives comme OSIANE sont importantes pour booster nos économies.

Connect News : En tant que acteur dans ce secteur, pouvez-vous nous dire quel est l’impact positif ou négatif des TIC auprès de la jeunesse africaine ?

Basile NIANE : L’impact positif est que l’Internet est devenu un outil incontournable, un moyen de rapprocher les gens. Il est facile aujourd’hui avec cet outil de promouvoir une communauté par exemple. Le problème au niveau du développement d’Internet se situe au niveau de son utilisation. Les jeunes africains ont un objet en or dont ils ne savent pas tirer profit et c’est aux opérateurs, à l’Etat et à tous ceux qui évoluent dans ce secteur d’aider la jeunesse à tirer le meilleur parti du web en faisant des formations et en leur facilitant l’accès à l’Internet.

Aujourd’hui, il faut dire aux jeunes qu’il ne suffit pas seulement d’aller à l’école, ni de travailler à la fonction publique pour réussir sa vie. Avec Internet il y a la possibilité de gagner sa vie et de s’épanouir socialement. Le développement d’un pays ne se fera pas sans l’entreprenariat et il est donc nécessaire pour l’Etat et les acteurs économiques d’accompagner les initiateurs de projets ainsi que les différentes initiatives concourant à créer une dynamique entrepreneuriale numérique au sein du pays.

Connect News : Un conseil pour cette jeunesse Africaine qui désire entreprendre dans le numérique ?

Basile NIANE : La jeunesse Africaine doit comprendre les enjeux du numérique, et doit savoir s’approprier l’outil Internet, parce que nous avons encore des choses à prouver. Que les jeunes africains arrêtent de se sous-estimer. Nous devons couper les barrières, il est temps que l’Afrique se réveille dans le numérique.

Source: Connect News 

A propos de l'auteur

CEO AfrikaTech

Comme beaucoup de personnes j’ai connu l’Afrique à travers des stéréotypes : l’Afrique est pauvre, il y a la guerre, famine… Je suis devenu entrepreneur pour briser ces clichés et participer à la construction du continent. J’ai lancé plusieurs entreprises dont Kareea (Formation et développement web), Tutorys (Plate-forme de e-learning), AfrikanFunding (Plate-forme de crowdfunding). Après un échec sur ma startup Tutorys, à cause d’une mauvaise exécution Business, un manque de réseau, pas de mentor, je suis parti 6 mois en immersion dans l’écosystème Tech au Sénégal. J’ai rencontré de nombreux entrepreneurs passionnés, talentueux et déterminés. A mon retour sur Paris je décide de raconter leur histoire en créant le média AfrikaTech. L'objectif est de soutenir les entrepreneurs qui se battent quotidiennement en Afrique en leur offrant la visibilité, les connaissances, le réseautage et les capitaux nécessaires pour réussir. L'Afrique de demain se construit aujourd'hui ensemble. Rejoignez-nous ! LinkedIn: https://www.linkedin.com/in/boubacardiallo

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