Malgré la présence de problèmes primaires tels que la famine, le déficit de nourriture ou encore l’absence d’énergie, l’importance d’Internet et du téléphone mobile est de plus en plus mis en avant. En effet, bien que la révolution numérique touche l’Afrique assez tardivement (par rapport à l’occident), elle s’y déploie de façon fulgurante. Que ce soit au travers de paiement mobile (ayant mieux réussi en Afrique qu’en Europe) ou encore par la remise en question des modes de travail due au Covid 19. Dans un de ses rapports, l’Union Internationale des Télécommunications (IUT) déclare que les nouvelles technologies de l’information permettront à l’Afrique d’atteindre les Objectifs de Développement Durable (ODD).

Etat des lieux des TIC en Afrique

Les africains intègrent de plus en plus l’usage du numérique dans leur quotidien. Quelques innovations ce font ressentir çà et là :

  •         Transactions bancaires via son mobile
  •         Paiement de factures via son mobile
  •         Paiement des impôts sur une plateforme numérique
  •         Réservations ou achats en ligne …

Toutefois, des progrès sont à faire, et ce dans la mise en place d’infrastructures ou encore le développement de compétences existantes au travers de formations adéquates. Cependant, des initiatives de certains gouvernements se font ressentir par des collaborations avec les entreprises de la Silicon Valley : intervention de Facebook et Google au Ghana, Nigéria pour ne citer que cela.

Etant au bas de l’échelle en matière de TIC, l’Afrique essaie tant bien que mal de se démarquer. La téléphonie mobile y connaît une évolution fulgurante par rapport au reste du monde. Paradoxalement, le nombre d’emplois indirects dans le secteur est supérieur à celui d’emplois directs (respectivement 2,4 millions contre 1,1 million en 2016). Ceci est dû à la naissance de petits métiers relatifs à la téléphonie mobile : vendeurs de crédit téléphonique (communément appelés « callboxeurs »), vendeurs et réparateurs de téléphones ou d’accessoires …

Par ailleurs, le coût de connexion internet en Afrique reste le plus élevé dans le monde. Toutefois, les opérateurs proposent des forfaits adaptés à toutes les classes sociales. De plus, ces derniers permettent même l’utilisation gratuite de certaines fonctionnalités de réseaux sociaux tels que Facebook, Whatsapp …

Impact des TIC sur l’économie africaine

Aucun domaine d’activités n’est épargné par les TIC : la santé, l’éducation, la finance, l’agriculture, les énergies renouvelables tous y passent.

La santé

Les TIC impactent sur le domaine de la santé à plusieurs niveaux : la prévention, le dépistage, le traitement, l’accès aux soins. Les médecins disposent non seulement de kits d’examen portatifs (SIDA, Paludisme, Hépatites, Diabète, Tension…), de même que de téléphones portables leur permettant de prendre des photos de bonne qualité. Rendant ainsi facile les diagnostics à distance. D’autre part, pour pallier à la difficulté d’accès de certaines zones, l’usage des drones a été implémenté ; facilitant l’envoi de médicaments ou encore d’autres éléments médicaux (poches de sang …)

L’éducation

Avant la crise sanitaire liée au Covid 19, universités en ligne, plateformes numériques de cours en accès libre existaient déjà. Le confinement imposée par la maladie a juste permis à certains établissements de se mettre à la page en la matière. En effet, universités, écoles ou encore collèges et lycées se sont vus dans l’obligation de trouver des moyens de dispenser les cours (d’effectuer des examens aussi) en ligne via un site internet.

La finance

Les effets du numérique sur les banques sont considérables. Aujourd’hui, on compte sur le bout des doigts les banques, assurances ou encore micro finances qui ne possèdent pas encore de services mobiles ou en ligne. C’est sans compter les opérateurs de la télécommunication qui se sont pris au jeu bien avant avec les paiements mobiles. Incluant la possibilité d’associer son compte bancaire à son compte de paiement mobile.

Les TIC et le développement africain …

L’usage des TIC par les pays africains se présente comme un moteur de son développement. Les TIC permettront ainsi à l’Afrique d’atteindre assez rapidement les ODD ; et ce, plus rapidement que ses prédécesseurs (les pays du Nord). Ceci dans la mesure où les paiements et transfert d’argent par téléphone à l’instar de Wari, MTN Mobile Money, M-Pesa, Orange Money se sont des développés dans un contexte de bancarisation quasi inexistant. De plus, la transformation numérique se fait ressentir autant sur le plan économique que social.

Bien que les TIC soient bien accueillies par les africains, il demeure quelque limites à leur expansion totale, permettant ainsi à l’Afrique de pouvoir jouir d’un développement total. L’on peut noter le développement des infrastructures, insuffisantes pour le besoin se faisant ressentir. Malgré l’intervention d’opérateurs de la télécommunication occidentaux, certaines zones demeurent hors réseaux. Conduisant ainsi à une fragmentation géographique, d’un côté la ville connectée et de l’autre les villages non connectés. Comme mesure palliatives, une baisse des coûts de communication, sécurisation des flux, extension des secteurs d’application du numérique (élevage, agriculture, métiers informels…)

 

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