La startup Will&Brothers lancée au Cameroun aspire à développer l’intelligence économique et l’innovation technologique, deux axes peu exploités sur le continent.

Entreprendre dans le secteur des nouvelles technologies

A 23 ans, Elong William a un parcours peu commun. Après son MBA en intelligence économique à l’Ecole de guerre économique de Paris, William revient au Cameroun avec l’objectif d’entreprendre dans le secteur des nouvelles technologies en Afrique, une aventure qu’il estime « difficile mais passionnante « .

Le jeune homme lance alors la startup Will&Brothers.

L’initiative est incubée à Activspaces, un hub technologique camerounais basé à Douala.

Maîtriser l’espace aérien, un enjeu économique et géopolitique pour l’Afrique

A ce titre, la start-up initie le projet Drone Africa : une offre de service avec des drones à destination des entreprises et des organisations gouvernementales qui vise à réduire les coûts de cartographie de plus de 50 % au Cameroun.

L'environnement à l'incubateur Active SpacesImage copyrightWILLIAM ENONG
Image captionL’environnement à l’incubateur Active Spaces

« Les pays africains sont dépendants de certains prestataires pour obtenir des images aériennes. Elles se vendent à des prix qui défient l’imagination, par conséquent nous pensons que les drones sont une solution plus simple pour combler ce besoin et bien d’autres, qu’il s’agisse de sécurité ou de tourisme », explique William Ellong.

Une équipe bien emboîtée

Avant d’être des collaborateurs qui travaillent ensemble au siège social de Will&Brothers sis à Douala, la capitale économique du Cameroun, Yves Tamu, Alex Nkwagnou, Geoffroy Talla, Landry Endougou et William Ellong sont d’abord de bons amis.

« Nous avons une vision commune et l’ambiance de travail est agréable », avance le jeune homme de 23 ans.

Pour William, l’une des difficultés majeures rencontrées est l’absence de législation sur les drones au Cameroun.

« Le marché est encore peu structuré, embryonnaire mais sera porteur. Les drones sont déjà en train d’apporter la révolution en Afrique », s’écrie-t-il, enthousiaste.

Formation autodidacte

William Ellong dénonce l’absence de centres de formation dans le domaine dans son pays.

« La plupart des jeunes , y compris moi, ont dû se former seuls sur le Web. Pourtant l’utilisation de drones comporte des risques sérieux en matière de sécurité auxquels il faut se préparer ».

Par ailleurs, le Cameroun est toujours en guerre contre Boko Haram, d’où l’importance d’encadrer ce secteur sensible.

William Ellong passe la majeure partie de ses journées à l’incubateur Activspaces.

« J’arrive le matin. Pendant environ une heure, je discute avec les autres entrepreneurs. Après ce moment d’échange, je commence à traquer de nouveaux clients par tous les moyens imaginables. Je fais beaucoup de veille sur l’actualité technologique. Je rentre en moyenne à 22h chaque jour et je travaille de lundi à dimanche », détaille-t-il.

Tous les jours, William trouve un moyen d'attirer de nouveaux clients.Image copyrightAP
Image captionTous les jours, William trouve un moyen d’attirer de nouveaux clients.

La start-up dispose de tarifications qui s’adaptent au client. Ainsi, suivant la taille de l’entreprise demandeuse, l’heure de service avec un drone varie de 300 $ à 1000$.

Pour lui, se tourner vers les nouvelles technologies et y faire carrière était une évidence en partie grâce à l’émergence d’internet.

« L’éducation et l’accès à internet ont changé ma vie. Le fait de pouvoir me documenter sur le Web a m’a ouvert les yeux sur une autre façon d’appréhender le monde », termine-t-il.

A propos de l'auteur

CEO AfrikaTech

Comme beaucoup de personnes j’ai connu l’Afrique à travers des stéréotypes : l’Afrique est pauvre, il y a la guerre, famine… Je suis devenu entrepreneur pour briser ces clichés et participer à la construction du continent. J’ai lancé plusieurs entreprises dont Kareea (Formation et développement web), Tutorys (Plate-forme de e-learning), AfrikanFunding (Plate-forme de crowdfunding). Après un échec sur ma startup Tutorys, à cause d’une mauvaise exécution Business, un manque de réseau, pas de mentor, je suis parti 6 mois en immersion dans l’écosystème Tech au Sénégal. J’ai rencontré de nombreux entrepreneurs passionnés, talentueux et déterminés. A mon retour sur Paris je décide de raconter leur histoire en créant le média AfrikaTech. L'objectif est de soutenir les entrepreneurs qui se battent quotidiennement en Afrique en leur offrant la visibilité, les connaissances, le réseautage et les capitaux nécessaires pour réussir. L'Afrique de demain se construit aujourd'hui ensemble. Rejoignez-nous ! LinkedIn: https://www.linkedin.com/in/boubacardiallo

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