Selon l’Annual Global Infrastructure Investor Survey du Global Infrastructure Hub et de l’EDHEC Infrastructure Institute-Singapour, 37% des investisseurs en infrastructures ont investi dans les marchés émergents en 2017, contre 20 % en 2016. (Crédits : GIH)

Deux nouveaux rapports publiés par le Global Infrastructure Hub, une initiative du G20, révèlent un écart d’investissement dans l’infrastructure de mille milliards de dollars dans 10 pays du Compact with Africa au cours des 22 prochaines années. Des études qui s’intéressent, à l’ampleur des opportunités d’investissement au niveau de ces pays et des secteurs d’activités.

Un groupe de 10 pays du programme Compact with Africa ont besoin de 2 400 milliards de dollars d’investissements pour couvrir leurs besoins en infrastructure d’ici 2040. C’est ce qu’a indiqué, le 3 juillet, Global Infrastructure Hub (GIH), une initiative du G20 dans deux études qui concernent les pays du Compact with Africa ; un plan lancé par l’Allemagne pour attirer des investissements privés en Afrique. Ces pays sont : le Maroc, la Tunisie, l’Egypte, l’Ethiopie, le Sénégal, la Guinée, la Côte d’Ivoire, le Ghana, le Bénin, le Rwanda. Le premier rapport « Global Infrastructure Outlook : Infrastructure Investment Need in the Compact with Africa Countries », a révélé un besoin d’investissements dans les infrastructures de 2 400 milliards de dollars d’investissements dans 10 pays d’ici 2040, s’ils veulent suivre le rythme de la croissance économique et combler les lacunes en matière d’infrastructures.

Graph compact with africa

On s’attend à ce que seulement 1 400 milliards de dollars américains soient livrés en fonction des niveaux de dépenses actuels. Cela représente un écart d’investissement de 42 %, l’un des écarts régionaux les plus importants au monde.

 

Un gap de 1000 milliards de dollars d’investissements à combler

De plus, sur le déficit d’investissements de 1000 milliards de dollars, 415 milliards de dollars seront nécessaires d’ici 2030 si ces pays veulent atteindre les Objectifs de développement durable (ODD) des Nations Unies pour l’accès universel à l’eau potable, à l’assainissement et à l’électricité. Le deuxième rapport « Outlook » prévoit – pour la première fois – l’ampleur des besoins d’investissement en infrastructures, les tendances actuelles en matière d’investissement et les écarts d’investissement correspondants dans 10 pays du Pacte avec l’Afrique au niveau des pays et des secteurs. Il a toutefois relevé que les marchés émergents restent attractifs pour les investisseurs.

 

Profiter de l’attractivité des marchés émergents

Selon l’Annual Global Infrastructure Investor Survey 2017 du Global Infrastructure Hub et de l’EDHEC Infrastructure Institute-Singapour, 37 % des investisseurs en infrastructures investissent dans les marchés émergents, contre 20 % en 2016. Parmi ceux qui investissent déjà dans les marchés émergents, 82 % veulent accroître leur investissement dans les 10 pays du programme.

« Ces chiffres démontrent clairement le désir des investisseurs de dépenser davantage sur les marchés émergents. Cependant, attirer les investissements du secteur privé dans les pays africains reste un défi majeur », a déclaré Chris Heathcote, PDG de Global Infrastructure Hub.

« La clé pour résoudre ce problème est de créer l’environnement adéquat pour encourager les investisseurs à transformer leur intérêt en action », a-t-il ajouté.

La Tribune Afrique

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