« La digitalisation des services bancaires en Afrique permet d’augmenter le taux de bancarisation, de réaliser diverses opérations bancaires à distance et à tout moment en toute confiance. » C’est ce que l’on peut retenir des propos de Bouchra Geawhari, consultante internationale pour la marocaine Adria Business & Technology, de passage au Cameroun.

Bouchra Geawhari

Dans une interview donnée au journal Expression Économique (édition du mardi 10 juillet 2018, N°075) elle s’est exprimé sur l’avenir des banques camerounaises et africaines à l’heure du digital, lors du salon « Africa Banking Forum » qui vient de s’achever à Douala.

Bouchra Geawhari a déclaré que « la transformation digitale n’est pas une numérisation de la banque, mais plutôt la digitalisation de ses métiers, notamment la digitalisation des opérations bancaires. Le fait d’avoir la possibilité de réaliser des opérations bancaires en ligne (virement, transfert d’argent, encaissement, décaissement, crédit en ligne, gestion des opérations comme du cash management) etc. correspond au digital banking. Et c’est la demande d’aujourd’hui ».

Elle poursuit en relevant que « la digitalisation des banques en Afrique est une stratégie indispensable pour survivre dans un environnement qui est hautement compétitif ». Selon elle, lorsqu’une banque adopte une digitalisation qui est performante et durable, ça lui permet de se distinguer et en même temps de favoriser une relation client assez pertinente ; parce que qu’aujourd’hui tout le monde est en ligne.

« Avec la révolution numérique, la banque camerounaise doit faire face à une conjonction de plusieurs facteurs nouveaux l’incitant à s’adapter et à repenser d’une manière globale son modèle économique, sa relation client, ses processus opérationnels, ses modes de fonctionnement, son organisation interne et enfin, sa place comme acteur économique », a ajouté Bouchra Geawhari.

Les deux jours de travaux de l’ABF à Douala ont tourné autour des thématiques tels que la situation du secteur bancaire camerounais, la politique gouvernementale pour encourager et contribuer à la dynamique bancaire, l’encadrement du remboursement des créances, etc.

Cio mag

A propos de l'auteur

CEO AfrikaTech

Comme beaucoup de personnes j’ai connu l’Afrique à travers des stéréotypes : l’Afrique est pauvre, il y a la guerre, famine… Je suis devenu entrepreneur pour briser ces clichés et participer à la construction du continent. J’ai lancé plusieurs entreprises dont Kareea (Formation et développement web), Tutorys (Plate-forme de e-learning), AfrikanFunding (Plate-forme de crowdfunding). Après un échec sur ma startup Tutorys, à cause d’une mauvaise exécution Business, un manque de réseau, pas de mentor, je suis parti 6 mois en immersion dans l’écosystème Tech au Sénégal. J’ai rencontré de nombreux entrepreneurs passionnés, talentueux et déterminés. A mon retour sur Paris je décide de raconter leur histoire en créant le média AfrikaTech. L'objectif est de soutenir les entrepreneurs qui se battent quotidiennement en Afrique en leur offrant la visibilité, les connaissances, le réseautage et les capitaux nécessaires pour réussir. L'Afrique de demain se construit aujourd'hui ensemble. Rejoignez-nous ! LinkedIn: https://www.linkedin.com/in/boubacardiallo

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