L’Union africaine (UA) a officiellement lancé le 3 juillet 2017 le nom de domaine .africa, qui sera l’identité numérique du continent.

C’était lors du 29e Sommet de l’Union qui s’est tenu à Addis-Abeba en Éthiopie. Dans la foulée de ce lancement officiel, le commissaire de l’UA pour l’Infrastructure et l’Énergie, Abou Zeid Amani a annoncé le début d’une campagne d’incitation des entreprises et institutions à adopter le nouveau nom de domaine africain. Ladite campagne s’étendra sur six mois et concernera tous les pays africains, a-t-on appris.

La création et l’adoption d’un nom de domaine .africa est un projet qui a été l’une des principales réalisations de la précédente présidente de la Commission de l’UA, Nkosazana Ndlamini-Zuma, qui estimait que «l’Afrique, aujourd’hui, réclame sa propre identité numérique. Le .africa nous permettra de raconter notre propre histoire».

En principe, l’arrivée du .africa devrait mettre un terme à l’utilisation 32 ans durant du .com par les instances officielles africaines.

L’extension .africa débarque enfin après quatre ans de gestation. Et pour l’entrepreneur marocain Hamza Aboulfeth, membre du comité de création de l’extension, c’est avant tout une belle vitrine pour le continent. «C’est quand même une extension qui va couvrir tout un continent, que ce soit dans le domaine de l’assurance, que ce soit dans le domaine des banques, etc. Donc, moi en tant que professionnel, je peux vous dire que ce nom de domaine, il vaut de l’or», a-t-il expliqué à RFI.

L’un des points forts de cet outil, c’est son prix. Compter 18 dollars pour rattacher l’extension .africa à l’adresse d’un site web, alors qu’il faut débourser une fortune dans certains pays pour les extensions locales.

«Par exemple, la Namibie : 2 000 dollars. Au Burkina Faso, c’est assez élevé, c’est dans les 200 dollars. Donc, forcément, le .africa aujourd’hui, ça reviendrait toujours moins cher», s’enthousiasme Hamza Aboulfeth. Le succès du nouveau domaine internet ferait aussi du bien aux caisses de l’Union africaine. Les revenus tirés du .africa contribueront à financer la Commission de l’organisation continentale africaine.

A propos de l'auteur

CEO AfrikaTech

Comme beaucoup de personnes j’ai connu l’Afrique à travers des stéréotypes : l’Afrique est pauvre, il y a la guerre, famine… Je suis devenu entrepreneur pour briser ces clichés et participer à la construction du continent. J’ai lancé plusieurs entreprises dont Kareea (Formation et développement web), Tutorys (Plate-forme de e-learning), AfrikanFunding (Plate-forme de crowdfunding). Après un échec sur ma startup Tutorys, à cause d’une mauvaise exécution Business, un manque de réseau, pas de mentor, je suis parti 6 mois en immersion dans l’écosystème Tech au Sénégal. J’ai rencontré de nombreux entrepreneurs passionnés, talentueux et déterminés. A mon retour sur Paris je décide de raconter leur histoire en créant le média AfrikaTech. L'objectif est de soutenir les entrepreneurs qui se battent quotidiennement en Afrique en leur offrant la visibilité, les connaissances, le réseautage et les capitaux nécessaires pour réussir. L'Afrique de demain se construit aujourd'hui ensemble. Rejoignez-nous ! LinkedIn: https://www.linkedin.com/in/boubacardiallo

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