La fuite des cerveaux en Afrique est associé à une hémorragie. Sous cette analogie se dissimule les conséquences que représente ce fléau pour l’Afrique. Pourtant, depuis près de 10 ans, la tendance s’inverse. Le retour en Afrique est devenu un phénomène. En atteste la création en 2014 du réseau d’aide au retour pour les jeunes diplômés sénégalais : le “Back to Galsen”. Des initiatives comme celles là ne sont pas vaines étant donné tout le bien qu’ils apportent à l’Afrique

Qu’est ce qui accélère ce retour ?

En avril dernier, un match de ligue 1 a été interrompu en France pour cause de cris racistes. Ces cris visaient le défenseur et capitaine d’Amiens, Prince-Désir Gouano. Cet exemple nous permet d’illustrer l’expression “plafond de verre” . Ce dernier définit la situation dans laquelle se trouve plusieurs émigrés lorsqu’ils ne peuvent plus évoluer dans leur pays d’accueil. En effet, le racisme dans le milieu socioprofessionnel persiste et peut accélérer le retour des émigrés africains d’Europe par exemple.

Il y a également une envie grandissante de contribuer au développement du continent noir. “J’ai soutenu ma thèse le 7 août 2004 et j’ai pris l’avion pour rentrer le 15. Je ne suis même pas allé à la cérémonie de remise des diplômes, raconte M. Teklehaimanot. Si tous les diplômés s’installent définitivement dans les pays industrialisés, l’Afrique ira à sa perte. L’Amérique est ce qu’elle est grâce aux Américains. Si nous ne faisons rien pour l’Afrique, qui agira à notre place ? » Hailay Teklehaimanot a quitté les USA pour rejoindre l’Ethiopie. Les économistes sont aujourd’hui d’avis que l’Afrique est le marché du futur. En d’autres termes depuis quelques temps et dans encore très longtemps, l’investissement en Afrique serait plus que rentable. Des secteurs porteurs auraient été identifiés. Ils concernent : les télécommunications, les énergies, le secteur des infrastructures et enfin le secteur bancaire. Cela place les immigrés dans une logique de contribution à une future stabilité économique ou il trouveront leur compte.

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Les ex-émigrés, des talents au service de l’Afrique

Comme il a été précisé plus haut, les africains sont de plus en plus dans une logique de retour. Ainsi, étant donné que 75 % des africains sont formés dans les sciences sociales, le retour de certains, formés dans des cadres technico-scientifiques, ne peut qu’être bénéfique pour le continent du futur. Beaucoup d’ex-émigrés aujourd’hui participent à la production de valeur ajoutée en Afrique tout en favorisant la création de l’emploi, en faisant la promotion de l’entreprenariat en Afrique, mais aussi en installant petit à petit un bonne qualité de produit et services.

 

Le Magazine Afrique Renouveau présente le parcours d’une Dame du nom de Mme Koné. Cette dame depuis cinq années maintenant a quitté le Canada pour monter sa propre affaire à Bamako. Elle a ouvert un cabinet d’expertise comptable. Aujourd’hui cette dame affirme que son business marche très bien et qu’elle embauche des gens. La qualification de cette dame a permis aujourd’hui la création d’une nouvelle activité économique au Mali, mais aussi la création d’emploi.

Le fait que la “vague entrepreneuriale”, et par là nous entendons la vulgarisation de l’entreprenariat, coïncide avec la période de retour des émigrés n’est pas un coup du hasard. En effet il y aurait de forte chance pour que ce retour des immigrés soit l’origine de “l’afro prenariat”. Cela pour une raison simple. Ces personnes ont fait face à des problèmes d’intégration professionnelle. Effectivement, malgré la crise de l’éducation et de la formation en Afrique, certains sont bien formés et constituent cet élite que les émigrés veulent remplacer dès leur arrivé. Donc il  y a un problème d’insertion. Ce problème là et tant d’autres constitue justement le challenge que les émigrés qui veulent revenir doivent accepter. La solution, utiliser leur expertise d’ailleurs afin de créer de la valeur ajoutée dans leur pays. C’est ainsi que l’entrepreneuriat prend son envol. Un envol qui ne peut que booster l’économie en Afrique.

En plus de tout cela, la création de plusieurs entreprises dans certains domaines d’activité crée de la concurrence. Une concurrence qui développe l’afrique. Mais dans quel sens ? Si deux entreprises évoluent dans la production de “wax” par exemple, pour sortir du lot, ils devront faire preuve de ténacité, d’innovation, de stratégie, mais aussi de qualité. Cette concurrence saine permet dans d’autres domaines de rehausser la qualité de vie au Sénégal et de faire adopter un autre modèle économique.

 

De plus en plus, le poids de la diaspora se fait sentir, surtout concernant ceux qui reviennent exploiter le potentiel de l’Afrique. Comment imagine t-on l’Afrique de demain si tous les émigrés revenaient ? 

Sources 

RFI : le débat africain : Ière partie / le retour des cerveaux en Afrique

Aissata Haidara, “On est jamais mieux que chez soi”, Afrique Renouveau

En France, un match de ligue 1, interrompu par des cris raciste, France 24 

Les expatriés africains se tournent vers l’Afrique

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