L’Afrique représente un potentiel de croissance important sur le plan économique. Investir dans l’agriculture en afrique, après le secteur de l’énergie,  attire le plus les regards des investisseurs, qui lui prédisent des jours glorieux.

Développer l’agriculture en Afrique : des essais aux résultats en demi-teinte

Sous la direction de Madagascar, l’Afrique entière, à travers des responsables gouvernementaux, ont mis sur pied un voyage d’étude ayant pour but de mettre sur pied des instruments dont le but ultime est de réduire la pauvreté, tout en renforçant la sécurité alimentaire. L’objectif étant également d’attirer des investisseurs, l’observation des tendances asiatiques ont fait penser que les parcs, les zones agricoles, les couloirs et les agropoles représentaient des outils permettant de développer l’agro-industrie et de valoriser la production agricole primaire.

Cependant, les couloirs et agropoles n’ont pas eu de bons résultats en Afrique, notamment accusés d’exclure les petits producteurs en favorisant l’accaparement des terres tout en minant la sécurité alimentaire. Voilà des éléments à intégrer lorsque vous pensez investir dans l’agriculture en Afrique. Le contexte autour du secteur a son degré de complexité, mais demeure cependant une aubaine pour quiconque a du flair et souhaite s’y lancer.

Le potentiel agricole africain : une richesse immense qu’il faut exploiter

Le potentiel agricole africain, notamment en termes de produits et denrées agricoles pouvant être produits et commercialisés sur le plan local et international est immense. A côté de ça, le caractère diversifié de ce potentiel ne permet pas d’envisager de solution générale à la question du développement agricole sur le continent dans son entièreté. Il est donc important d’envisager, dans votre quête d’investissement agricole en Afrique, les conditions caractéristiques de chaque zone agro-écologique, tout en tenant compte de la situation socio-économique des ménages ruraux des pays africains.

Il existe ainsi, en Afrique, une importante variété de zones agro-écologiques. On y va des zones à végétation clairsemée sèche et aride arrosée une fois l’an, à des zones marquées par deux saisons des pluies, les forêts ombrophiles. Ceci est à la fois un atout et un défi pour quiconque souhaite investir dans le développement agricole de l’Afrique.

Investir dans l’agriculture en Afrique : les pays ayant des programmes massifs

Les gouvernements africains sont aujourd’hui ouverts aux investissements privés pour stimuler le développement agricole. Des programmes comme les agropoles existent déjà ou sont en cours de développement dans une vingtaine de pays africains (2017), soutenus par des organisations internationales comme la BAD ou l’ONUDI. Ces pays où les politiques locales, de commun accord avec des organisations internationales, ont engagé des programmes de développement agricole, pourraient représenter de bons viviers pour des investisseurs désireux de se lancer dans l’agriculture. On y retrouve :

  1.     Angola
  2.     Burkina Faso
  3.     Cameroun
  4.     Côte d’Ivoire
  5.     Ethiopie
  6.     Gabon
  7.     Mali
  8.     Maroc
  9.     Mozambique
  10. Nigéria
  11. Ouganda
  12. Sénégal
  13. Togo
  14. Tunisie
  15. RDC

Agriculture en Afrique : une croissance prévisionnelle « massive »

Les prévisions de la FAO et de l’OCDE placent la croissance de la production agricole, en Afrique subsaharienne notamment, à 30% pour les productions végétales, et à 25% pour la production de viande, d’ici 2027 (rapport « Perspectives agricoles 2018-2027) ; ce qui est une croissance forte, mais qui demeure cependant insuffisante pour garantir la sécurité alimentaire de la zone. Les autres cultures aux prévisions haussières importantes sont le coton (+33%), la canne à sucre (+18%), et le poisson (12%).

Les efforts des institutions gouvernementales locales pour stimuler le développement agricole en Afrique sont évidents. A titre d’exemple, une banque dédiée au secteur agricole a été mise sur pied au Burkina Faso, une aubaine pour un pays où 80% de la population vit dans le monde rural et ont pour activité l’élevage et l’agriculture. Ne bénéficiant en amont que de 15% du financement bancaire traditionnel, une telle initiative est idoine pour booster le secteur agricole. Le capital de cette banque est de plus de 14 milliards de Francs CFA.

 

On réalise qu’une véritable dynamique est en marche pour développer l’agriculture en Afrique, notamment à travers l’investissement public comme privé. Ce qu’il vous reste à faire ? Trouver votre créneau et vous lancer corps et âme !

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