En 20 ans l espérance de vie en Afrique a augmenté de façon fulgurante voici les raisons

En 20 ans, l’espérance de vie en Afrique a augmenté de façon fulgurante : voici les raisons

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Qu’est-ce que l’espérance de vie ?

L’espérance de vie est une donnée statistique calculée sous la direction de l’ONU (Organisation des Nations Unies). Ce calcul est effectué à partir des probabilités de décéder dans l’année pour des personnes qui atteignent un âge donné. L’espérance de vie représente de ce fait une synthèse des conditions de mortalité sur l’année  sous forme d’une génération fictive.

Selon l’Ined (Institut National d’Etudes Démographiques), l’espérance de vie est ‘’le nombre moyen d’années qu’un groupe d’individus peut s’attendre à vivre’’. L’espérance de vie à la naissance (ou à l’âge 0) est donc une représentation de ‘’la durée de vie moyenne c’est-à-dire l’âge moyen au décès d’une génération fictive qui serait soumise à chaque âge aux conditions de mortalité de l’année considérée’’.

Vue que l’espérance de vie est une donnée fortement corrélée à la mortalité, des phénomènes qui menacent la vie telles que les épidémies, les catastrophes naturelles, les guerres tendent à la diminuer tandis des facteurs qui améliorent la vie telles que l’évolution de la médecine, l’amélioration générale des conditions de vie tendent à l’allonger. L’espérance de vie peut donc varier, d’un continent à un autre, d’un pays à un autre ou d’une région à une autre. 

Quelques chiffres sur l’espérance de vie en Afrique avant les années 2000

Au début des années 1950, l’Afrique est un continent à faible espérance de vie en comparaison aux autres continents. Entre 1950 et 1955, la vie moyenne à la naissance en Afrique était de 37,8 ans tandis que l’Europe, l’Océanie et l’Amérique du Nord en présentait une au-dessus de 60 ans. 

Au cours des années 1980 et 1990, l’Afrique avait été sévèrement touchée par la pandémie du Sida, ce qui avait entraîné un recul de l’espérance de vie dans les pays sous-développés. Toutefois, l’Afrique a présenté un gain de vie de 15,2 ans entre 1950 et 1990. 

Entre 1990 et 1995, l’espérance de vie en Afrique est passée à 53 ans, bien que quelques pays fassent exception avec une espérance de vie supérieure allant jusqu’à 65 ans (certains pays d’Afrique du Nord notamment) tandis que les pays développés dépassaient les 75 ans.

Les causes d’une espérance de vie si peu élevée : les maladies parasitaires et infectieuses sont progressivement remplacées par les maladies cardiaques, tumorales et cérébraux-vasculaires lorsque l’espérance de vie va au-delà de 60-65 ans. Pour une population à vie moyenne faible comme c’est le cas en Afrique, les maladies infectieuses (respiratoires, sexuelles etc.) et parasitaires (paludisme, tétanos etc.) constituent des causes de décès qui ne peuvent être minimisées. Les facteurs économiques et socioéconomiques ; facteurs socio psychologiques ; facteurs environnementaux ; facteurs comportementaux et alimentaires peuvent également être pris en compte.

L’espérance de vie en Afrique depuis les années 2000

Pour l’année 2000, les perspectives de l’ONU prévoyait une espérance de vie à la naissance de 70 ans. L’OMS a révélé qu’en Afrique entre les années 2000 et 2015, l’espérance de vie en Afrique s’est améliorée de 10 ans. 

  • Les raisons de l’accroissement de cette espérance de vie

L’amélioration des systèmes de santé : meilleurs équipements, meilleure prise en charge des malades etc.

La lutte acharnée contre les maladies infectieuses dans les pays en voie de développement : le traitement du Sida est plus accessible, le succès des nombreuses campagnes de sensibilisation et de dépistage de la maladie. D’après l’agence de lutte contre le Sida, par exemple, les nouvelles infections ont diminué de 33% entre les années 2005 et 2013 en Afrique Subsaharienne qui est la région la plus atteinte. Une meilleure prise en charge des personnes atteintes de tuberculose.

La lutte contre la mortalité infantile : le nombre des décès dans la population mondiale des moins de 5 ans est passé de 12,7 à 5,9 millions de 1990 à 2015 selon les données de l’UN IGME (Inter-agency Group for Child Mortality Estimation). Les conditions d’accouchement sont améliorées avec une meilleure prise en charge des nouveau-nés. Les campagnes de vaccination contre les maladies infantiles se sont multipliées.

La diminution de moitié de la mortalité liée au paludisme : la diminution est globalement d’environ 60%. D’après les chiffres de l’OMS, la mortalité a baissé de 66% au sein de tous les groupes d’âge et de 71% pour les enfants de moins de 5 ans. L’OMS suggère que plusieurs pays africains pourraient avoir éradiqué la maladie en 2020. Cette amélioration vient de la mise en place d’une panoplie de mesures de lutte contre la maladie telles que l’utilisation de moustiquaires imprégnées, le test rapide de diagnostic, les pulvérisations d’insecticides et les thérapies combinées à base d’artémisinine.

L’amélioration des conditions de vie : selon la Banque Mondiale, depuis 1990, le nombre de personnes extrêmement pauvres a diminué de moitié. Selon les données 2015 de L’Unesco, l’analphabétisme décroît. Des mesures sont mises en place pour améliorer l’accessibilité à l’eau potable.

Bien que l’Afrique présente un accroissement de l’espérance de vie, le continent doit encore faire face à des disparités (internes) et inégalités (du point de vue international) qui même si elles se réduisent, restent significatives.

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