Les énergies renouvelables ont de plus en plus le vent en poupe en Afrique depuis quelques années. De nombreuses institutions se sentent plus concernées par la préservation de l’environnement. C’est le cas de la Banque Africaine de Développement, qui annonce le 23 septembre 2019 lors du sommet Action Climat des Nations Unies qu’elle n’investira plus dans le charbon. Le charbon est une ressource qui d’après elle, représenterait le passé.

L’Afrique regorge d’énergies renouvelables, offrant ainsi des opportunités de stimuler son développement social et économique. De nos jours, quelques-unes de ces dernières sont déjà utilisées comme solution afin de fournir les zones reculées non raccordées à un réseau électrique et ce, à moindre coût. D’autre part, le recours aux énergies renouvelables atténue les conséquences économiques néfastes résultant des risques liés à l’instabilité des marchés des combustibles fossiles. De plus, le développement de ce secteur est favorable à la création d’emplois.

Subventions des projets liés aux énergies renouvelables

Nombreuses sont les opportunités d’investissement dans les énergies renouvelables en Afrique. Plusieurs possibilités sont envisageables lorsqu’on pense à investir : il peut s’agir de l’énergie solaire, de l’hydroélectricité, de l’éolien ou encore de la géothermie… Malheureusement (ou heureusement) celles-ci ne peuvent être réalisées sans aucun appui. Durant le forum d’investissement Afrique-Royaume-Uni, la BAD a dégagé 600 millions de dollars pour les investissements dans les énergies renouvelables en Afrique. 

En plus des subventions financières, le FEDA (Fonds des énergies durables pour l’Afrique) inclut des activités de conseil et de mise en œuvre de régimes juridiques réglementaires et politiques. Ceci est fait dans l’optique d’établir des règles claires et concises afin de mieux planifier le développement et la mise en pratique des projets dans ce secteur d’activité. Toutefois, une limite concernant la taille des projets est imposée.

A travers le FEDA, la BAD soutient des projets de petite et moyenne envergure dans le domaine des énergies renouvelables. L’objectif ici est de promouvoir la croissance économique durable de l’Afrique grâce au secteur privé.

Des exemples concrets de subventions :

  •         Projets solaires marocains : ils ont fait appel à la banque de développement allemande, l’UE, la Banque Européenne d’investissement ainsi qu’au groupe énergétique saoudien ACWA.
  •         Projet de Mutemwa : il s’agit d’un partenariat tripartite réunissant le gouvernement de la Zambie, le Fonds d’Investissement pour le Climat et la Banque Mondiale.

Les sources de financement mentionnées plus haut offrent de larges options à la fois pour des subventions ou des prêts, dépendamment de la nature des projets. Comme autres acteurs distribuant subventions et prêts, on peut citer :

  •         L’Agence japonaise de développement
  •       L’Agence américaine pour le développement international
  •         L’Agence danoise de développement international
  • Le Département britannique de développement international
  •         L’Agence canadienne de développement international.

Des programmes mis en place pour le développement des énergies renouvelables

Plusieurs programmes sont mis sur pied afin de favoriser le développement des énergies renouvelables sur le continent africain. Un exemple concret : le programme de coopération Afrique-UE (Union Européenne) dans le domaine des énergies renouvelables (RECP). Celui-ci, à travers sa stratégie 2020, offre des pistes d’innovation afin de renforcer l’utilisation des énergies renouvelables en Afrique. Il présente la vision partagée de la coopération Afrique-UE qui orientera les activités sur la période de 2020.

L’importance d’investir dans les énergies renouvelables en Afrique

Selon l’Agence Internationale de l’Énergie Renouvelable (IRENA), la capacité installée de production d’électricité d’origine renouvelable pourrait augmenter de 290% entre 2015 et 2030 en Afrique, contre 161% en Asie et 43% en Amérique latine. L’IRENA estime aussi que le potentiel économiquement rentable des énergies renouvelables sur le continent s’élève à environ 310GW d’ici 2030.

La coopération internationale (bilatérale ou multilatérale) joue un rôle important sur le plan financier, technique dans les projets liés aux énergies renouvelables. L’Afrique a donc ainsi la possibilité de profiter de ressources techniques, technologiques et financières à moindre coût. Ceci lui permettant ainsi de réaliser de grandes avancées en matière de développement durable.

Le secteur des énergies renouvelables, n’est plus un secteur mystifié, plusieurs pays à l’instar de l’Egypte, du Maroc, du Sénégal s’y mettent. Elles sont l’avenir énergétique de l’Afrique. Alors, si vous avez un projet dans le domaine des énergies renouvelables, n’hésitez plus, ne perdez pas de temps et lancez-vous ! Vous investirez non seulement dans un projet rentable, mais participerez aussi à l’essor de l’économie africaine, de même qu’à la création et au développement des emplois du secteur des énergies renouvelables. Alors, vous commencez quand ?

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