Des réserves et des réserves de Gaz, que nous réserve le Maroc ?

L’histoire commence dans les années 50 dans la province de Chichaoua au Maroc où sont alors découverts les premiers gisements de gaz naturels. Les explorations sous la direction de l’ONHYM (Office National des Hydrocarbures et des Mines) s’enchaînent ensuite dans les années 2 000, attisant la curiosité des compagnies gazières étrangères, comme dans la région de Gharb et notamment en 2012 au niveau du bassin d’Essaouira dans lequel le gaz produit atteint un seuil de plus de 34 millions de mètres cube. En Mars dernier encore, un gisement de gaz d’environ 567 millions de mètres cube a été découvert dans la concession forestière de Sebou; a rapporté la multinationale anglaise SDX Energy. De 1950 à nos jours, le royaume du Maroc aura connu plus d’une trentaine de découvertes.

De prime abord, il est à savoir que le gaz naturel est entendu comme tout hydrocarbure gazeux obtenu de puits de pétrole ou de gaz, ainsi que de gaz résiduel provenant de la séparation des hydrocarbures liquides (Cf. Loi no. 21-90 du 7 kaada 1411 (22 mai 1991) relative à la recherche et à l’exploitation des gisements d’hydrocarbures). Il tirerait son importance du fait de sa faible émission de gaz à effet de serre. Ce qui fait de lui un gaz moins polluant. Il est très souvent à usage domestique et utilisé dans les centrales électriques, ainsi que dans le secteur des transports. Il contribue aussi largement à la production des sources d’énergies renouvelables. Ceci dit, à la vue de toutes ces trouvailles, nous pouvons en déduire que le Maroc possède un sous-sol riche en matières premières ; si riche qu’il reste très prisée par ces mastodontes de l’industrie dédiée, à l’instar de Sound Energy, Chevron, BP ou Total.

C’est alors que, dans un contexte où l’Afrique fait face à plusieurs freins à son essor, sans compter cette récente crise sanitaire du COVID-19 qui n’arrange pas les choses, le royaume de Mohamed VI pourrait alors être le nouveau sherpa dans le secteur de l’énergie, la nouvelle solution pour le développement de l’Afrique.

À cet effet, il est rationnel de penser que l’Afrique gagnerait à investir et même à s’y investir avec comme enjeu majeur la production de son énergie électrique intrinsèque; ce qui lui permettra de réduire les coûts économiques et d’être indépendante des sociétés étrangères implantées dans le continent. Tenons par exemple, un réseau de pipelines provenant des bassins de production de gaz qui connecterait le royaume de Mohamed VI aux pays africains, pour les ravitailler en gaz et énergies. Ceci représenterait alors une véritable aubaine pour le continent et les secteurs inhérents (le transport, les BTP, les sociétés d’hydrocarbures…). C’est d’ores et déjà le cas avec le Nigéria ; un projet de canalisation de plus de 4.000km, qui a pour ambition d’alimenter l’Afrique de l’Ouest où regorge le tiers des réserves de gaz naturel de tout le continent. Notons que le Maroc compte déjà de multiples accords et partenariats avec des pays africains et constitue une pièce maîtresse de l’économie dans sa région.

En 2018, lors du deuxième sommet marocain du pétrole et du gaz à Marrakech, l’ONHYM a annoncé une hausse du taux d’investissements, qui est passé de 1.27 à 2.5 milliards de dirhams.

Toutefois, le Maroc malgré ses multiples  gisements qui séduisent de nombreux investisseurs, n’est pas le seul pays à posséder des concessions et gisements de gaz naturels en Afrique.  Selon la Chambre Africaine de l’Énergie (C.A.E), l’Afrique Subsaharienne produirait 34 millions de tonnes de gaz naturel. Également, le Nigéria, la Mauritanie, la Tanzanie, le Sénégal et même la Mozambique sont perçus comme des pays ayant un énorme potentiel dans la production de gaz naturel en Afrique.

Ce dernier prévoit dès le début de l’année 2025, un investissement total de plus de 50 milliards de dollars, tandis que le Sénégal projette en 2023, de mettre sur pied une unité de production de l’énergie électrique, d’une capacité de 235 MW. De quoi satisfaire environ 15 % de la demande en énergie électrique du Sénégal.

 

 

En résumé, l’éventuel développement du continent africain ne passerait que par une philosophie propre à lui, et par l’union des États que renferme le continent. De ce fait, l’apport du royaume du Maroc dans son essor, à travers les richesses de son sous-sol et notamment les réserves de gaz naturel serait une contribution plus que jamais importante. Cette solution représente le « best deal » pour l’Afrique et une belle manière de se projeter vers le futur ; mais surtout, la capacité de résoudre ses problématiques par soi-même et d’avoir la pleine indépendance économique.

 

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