Ancienne capitale fédérale du Nigéria, Lagos est non seulement la plus grande ville du Nigéria mais aussi du continent africain. En plus de cela, Lagos possède l’un des plus grands ports d’Afrique : le port d’Apada. Riche en opportunités, Lagos est considérée comme la capitale du modernisme et de la culture africaine. Ainsi, chaque année c’est plus de 400 000 personnes qui s’y rendent afin de réaliser leurs rêves.

La petite histoire de Lagos

Lagos est un mot d’origine portugaise signifiant « lacs ». En effet, Lagos est un ensemble de lacs située dans une lagune abritée de l’océan Atlantique. D’où son appellation « ville des lacs », « Eko » (dénommées ainsi par les Yorubas qui la peuplent). Bien qu’elle fut remplacée par Abuja en tant que capitale fédérale, Lagos, désormais capitale économique, demeure le centre de la civilisation au Nigéria.

Entre culture et modernité

Les lagosiens (habitants de Lagos) faute d’espace pour loger investisseurs milliardaires et entreprises, ont dû faire preuve d’ingéniosité en faisant des constructions sur la lagune. La ville a dû se faire un lifting complet : de nouveaux quartiers naissent de rien. Prenons l’exemple de Lekki qui en à peine 15 ans est passé de vaste marécage (infesté de moustiques) pour se transformer en une vaste zone urbaine logeant des habitants de classe supérieure, pour la quasi-totalité. Comme autres quartiers huppés de Lagos, on peut citer : Badary Beach, Victoria Island, Banana Island, Ikoyi, CMS Lagos…

Afin de protéger Victoria Island (cœur financier du Nigéria) de l’ascension des eaux de l’océan Atlantique, des investisseurs milliardaires ont décidé en 2007 de la construction d’une digue de 8,5 km. La digue est constituée de 100 000 blocs de béton et on lui accorde une durée de vie estimée à 1 000 ans.

Nous connaissons tous la chanson « le dimanche à Bamako, c’est le jour de mariage … » Eh bien à Lagos c’est le samedi ! Mariage, anniversaire, concert, tout y passe. Les lagosiens appellent cela le « Owambe » qui signifie « c’est ici que se déroule la fête ». Les invités sont parés de leur plus beau « aso ebi » traditionnel.

A Lagos, il n’y a pas que les grands mariages le samedi, Alara le Concept-Store a aussi son effet. Il s’agit d’un imposant bloc ocre et noir avec des motifs carrés en hommage au textile traditionnel nigérian (l’Adire), réalisé par l’architecte David Adjaye. Alara c’est un bâtiment de 4 niveaux :

  •         Une galerie de design
  •         Un espace d’exposition
  •         Un toit terrasse
  •         Un restaurant

Il s’agit d’un magasin offrant pléthore d’œuvres artistiques d’africains de la diaspora et du continent. En somme, Alara promeut non seulement l’art africain, mais aussi sa gastronomie.

La cinématographie et la musique ne sont pas en reste. En effet, nul n’ignore que Nollywood est né dans les rues de Lagos. L’on retrouve déjà des films de Nollywood à l’instar de « Lionheart » de Genevieve Nnaji (actrice – réalisatrice) sur Netflix. D’autre part, l’industrie musicale lagosienne est mondialement connue à travers certains genres musicaux tels que l’afrobeat, né de Fela Kuti.

La face cachée de l’iceberg …

Même les plus grandes villes présentent un revers, Lagos ne fait pas exception. Depuis la colonisation, subsiste une sorte de “division” de Lagos : le « Lagos des pauvres » et le « Lagos des riches ». Cette distinction est palpable à travers :

  •         Le Mainland : zone enclavée, occupée par les moins nantis. On y retrouve, habitations sur pilotis, bâtiments inachevés …
  •         Les îles : zone occupée par les milliardaires, les grandes entreprises, les magasins hors de prix …

Chercheurs et habitants des quartiers en aval d’Eko Atlantic pensent que la digue créée pour protéger Victoria Island n’a fait que repousser la colère de la mer ailleurs. Les habitants d’Alpha Beach sont désespérés : la route longeant la côte a disparu sous le coup des vagues, les propriétaires de terrains ont peur de reconstruire à cause des vagues, appartements et maisons sont abandonnés du fait de la montée d’eau et se retrouvent aux mains des squatters.

Plus petit Etat nigérian, Lagos devient en à peine 50 ans la ville africaine qui fait rêver. Entre modernité, opportunités, dynamisme, et culture, l’on ne sait plus où se donner de la tête sans être émerveillé. Cœur économique du Nigéria, Lagos manque cruellement de logements pour les milliers d’arrivants. Ville construite en gagnant de l’espace sur la lagune, elle loge aujourd’hui plus de 20 millions d’habitants et se veut le « Dubaï d’Afrique » ou encore le « Manhattan d’Afrique ». Outre le problème de logement de ses nouveaux arrivants, Lagos doit faire face à un problème encore plus sérieux : la menace d’une érosion côtière. Toutefois, les développeurs ne l’entendent pas de cette oreille car il souhaite créer Eko Atlantic, un, quartier « afrofuturiste » d’où d’énormes gratte-ciels pourront partager le ciel avec les oiseaux.

On n’en a visiblement pas fini d’être émerveillé par Lagos…

 

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