Pendant longtemps, l’Afrique a été considérée comme « le parent pauvre » en termes de développement des nouvelles technologies. Depuis ces dernières années, l’Afrique prouve sa capacité à déployer des réseaux mobiles de qualité pour faciliter l’accès à internet. L’intégration progressive des nouvelles technologies d’information et de communication permettent d’encourager l’innovation économique et d’améliorer la compétitivité. Quant à l’implantation du e-commerce, c’est un véritable succès ! Prenez l’exemple de CoinAfrique pour vous en rendre compte ! Les États africains ont donc tout intérêt à investir dans les nouvelles technologies pour booster l’économie et le développement de leurs pays.

 

Le défi à relever

 

Les progrès technologiques actuels représentent un puissant levier de croissance économique. Les technologies de l’information et de la communication (TIC) attirent de nombreux investissements en Afrique. Les recettes fiscales générées sont importantes. De plus, elles ouvrent de nouvelles perspectives sur le marché de de l’emploi.

Les TIC peuvent être assimilés à un hub offrant la possibilité de délivrer des services publics à l’échelle du continent et d’augmenter la participation des citoyens africains. Les TIC représentent donc une véritable opportunité.

Cependant les États sont confrontés à de nombreux défis : développer les compétences des populations pour les aligner sur les besoins des industries liées aux TIC et à l’économie de la connaissance, transformer ces nouvelles technologies en moteur de croissance et offrir un accès à ces TIC plus important.

 

Quelles sont les solutions à privilégier ?

 

Chaque pays africain se doit de mettre en place des partenariats public-privé innovants. Ces derniers doivent jouer un rôle de catalyseur pour encourager les investissements, issus du secteur privé, dans le domaine des nouvelles technologies.

Il est également essentiel de faciliter le développement et la compétitivité des entreprises œuvrant dans le domaine des TIC et de soutenir l’innovation autour de ces nouvelles technologies et tout particulièrement dans le secteur de l’entrepreneuriat technologique.

L’adoption de ces mesures permettra de transformer l’Afrique, laquelle pourra enfin se développer. Néanmoins cette approche se fonde non seulement sur une connaissance approfondie des nouvelles technologies mais également sur l’établissement de relations avec les gouvernements dans le but de les inciter à intégrer les nouvelles technologies dans les prestations des services publics.

 

L’exemple du Kenya

 

Le Kenya est considéré comme le pays le plus novateur en termes d’adoption et d’utilisation des nouvelles technologies. La preuve ? La ville de Konza City connue sous le nom de Silicon Savannah.

Ce projet, initié en 2008 et dont le montant s’élève à plus de 14 milliards de dollars, traduit un réel ancrage des nouvelles technologies sur le continent africain. Celui-ci doit permettre la création de plus de 200 000 emplois d’ici 2030.

Depuis son lancement en 2008, ce projet a entraîné l’apparition de start-ups et d’incubateurs et a amorcé le lancement de nouvelles initiatives. Selon Haweya Mohamed, directrice générale d’Afrobytes, le développement inclusif de l’Afrique ne peut se réaliser que si une connexion s’établit entre la tech africaine et celle européenne. D’où l’importance de soutenir ce type d’action.

Les nouvelles technologies constituent un véritable tremplin pour le développement économique et social de l’Afrique. Ce secteur doit néanmoins évolué. Les États doivent prendre conscience du pouvoir des TIC et prévoir des investissements financiers et humains.

A propos de l'auteur

CEO AfrikaTech

Comme beaucoup de personnes j’ai connu l’Afrique à travers des stéréotypes : l’Afrique est pauvre, il y a la guerre, famine… Je suis devenu entrepreneur pour briser ces clichés et participer à la construction du continent. J’ai lancé plusieurs entreprises dont Kareea (Formation et développement web), Tutorys (Plate-forme de e-learning), AfrikanFunding (Plate-forme de crowdfunding). Après un échec sur ma startup Tutorys, à cause d’une mauvaise exécution Business, un manque de réseau, pas de mentor, je suis parti 6 mois en immersion dans l’écosystème Tech au Sénégal. J’ai rencontré de nombreux entrepreneurs passionnés, talentueux et déterminés. A mon retour sur Paris je décide de raconter leur histoire en créant le média AfrikaTech. L'objectif est de soutenir les entrepreneurs qui se battent quotidiennement en Afrique en leur offrant la visibilité, les connaissances, le réseautage et les capitaux nécessaires pour réussir. L'Afrique de demain se construit aujourd'hui ensemble. Rejoignez-nous ! LinkedIn: https://www.linkedin.com/in/boubacardiallo

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