Quel est votre parcours, comment vous appelez-vous et d’où vous est venue l’idée de votre start-up ?

Mon nom est Neil Sango, j’ai étudié les sciences informatiques, j’ai un diplôme d’informatique à l’université à Makerere, Kampala et après cela j’ai travaillé en ICT pour une compagnie nommée Cyber pendant deux an.

Ensuite, j’ai créé ma propre entreprise au Soudan du Sud. En tant que (…) nous avions à apporter de l’équipement IT d’outre-mer : des serveurs, des ordinateurs, des périphériques et à cause de ça, j’ai immédiatement vu le problème. J’ai pensé « ils exportent beaucoup dans ce secteur » alors qu’ici il n’y a aucune communication, les choses n’arrivent pas… Ainsi, dans ma recherche de solutions à nos problèmes en IT, j’ai compris que c’était le problème de tout le monde !
C’est comme ça que je suis rentré dans le milieu de la logistique, pour résoudre nos problèmes personnels, et j’ai pensé « si je peux comprendre cela par moi-même, je pourrais effectivement résoudre le problème de tout le monde » ce qui m’a amené à faire ça.

Et vous?

Mon nom est Bonny, j’ai commencé en étudiant l’économie à l’université après cela j’ai fait de la comptabilité et c’est une fois mon diplôme obtenu j’ai fait la conaissance de Neil.

Vous étiez dans la même université?

De l’école secondaire à l’université, on est resté ensemble, et après l’université on s’est dit «Hey, et si on commençait de l’entreprenariat ? Commencer avec quelque chose qui nous appartient. ».

Le premier pays dans lequel nous avons lancé notre activité est le Soudan du Sud un pays voisin du nôtre, nous y avons découvert une demande importante dans le domaine de la consultance IT.

Vous étiez déjà dans la même entreprise?

Oui, nous y avons créé notre entreprise et au bout de trois ans on s’est dit « Retournons en Ouganda. ».

Donc vous étiez au Soudan du sud?

Oui, et après trois ans on a voulu retourner au Ouganda pour commencer quelque chose de neuf, et c’est comme cela que nous avons découvert e monde de la logistique. Donc nous sommes entrés dans la logistique, mais nous avion déjà une entreprise IT au Ouganda, donc on menait les deux parallèlement. Jusqu’à ce que fin 2014-2015 où on s’est dit «Hey, consacrons-nous entièrement à la logistique. »

Parce que le besoin était déjà là?

Oui. Les opportunités sont plus grandes ici, ne nous concentrons pas juste sur ça et enregistré notre propre compagnie nommée Internship UG, et ça a été notre coup d’envoi.

Combien êtes-vous dans votre startup actuellement?

Trois.

Deux cofondateurs et un employé ?

Oui.

Quels sont les objectifs de votre employé ? Quels sont vos rôles ?

Moi et Bonny sommes les CEO, Bonny s’occupe de l’administration mais surtout la comptabilité car nous avons beaucoup de paiements à traiter, de transactions.

Le role principal de notre employé c’est la vente : il est chargé du suivi des produits et il a une bonne compréhension du marché parce qu’il a été dans une société similaire (une société de logistique plus informelle, donc il comprend déjà le fonctionnement des douanes,etc).

Pour la partie logistique, avez-vous d’autres partenaires ?

Oui nous en avons plusieurs.

Que font-ils exactement et comment interagissez-vous avec eux ,afin de mieux comprendre comment vous fonctionnez en interne ?

Ce que nous faisons : c’est qu’on va trouver des sociétés de livraison (nous ne livrons pas nous-même) et nous achetons un volume important de fret. Nous ne voulons pas être en concurrence avec les entreprises de livraisons, nous cherchons à collaborer avec elles.
Le consommateur ne peut en général pas avoir de bons prix à cause du fret, donc nous achetons nous même à un volume important.

Donc vous êtes l’interface entre les fournisseurs et les consommateurs.

Exactement ! Nos partenaires sont dans la livraison. Et ceux-ci ont déjà des entrepôts outre-mer.

Où ça ?

Aux Etats-Unis et au Royaume-Uni. Donc nous servons d’interface entre les entrepôts, la livraison et nos partenaires.

Dans quel état se trouve le marché actuellement ? Avez-vous beaucoup de concurrence ?
Oui, beaucoup de manière officieuse : des particuliers issus de la diaspora qui importent et distribuent eux même leurs produits. De manière officielle, nous n’avons aucun concurrent dans notre région.

Avez-vous un site web ou une application mobile pour vos clients ? Comment cela se passe-t-il ?

Nous avons un site web avec le minimum, pour réduire les coûts où on peut soumettre les commandes, faire des checkups et suivre tout le processus.

Comment trouvez-vous vos consommateurs ? Est-ce votre employé qui les apporte ?

C’est très organique. Vous pouvez venir nous contacter ou nous voyons des offres par les réseaux sociaux (Facebook,…) mais nous n’avons pas de fonds dédiés à la publicité.

Quels sont les plus gros défis que vous rencontrez maintenant avec votre startup et en quoi peut vous aider? De quoi avez-vous besoin ?

Comment ferions-nous pour informer tout le monde de ce produit ? Certains connaissent le produit mais pas assez. Il y a un énorme marché, au courant de ce problème. Nous voulons donc leur indiquer la marche à suivre

Et comment planifiez-vous le fait de vous faire connaitre en Afrique de l’Est exactement ?

A la manière d’un soldat d’infanterie, approcher les consommateurs un à un et discuter en face à face.

Quel moyen de communication fonctionnerait le mieux selon vous, car vous disiez précédemment que le marché est très vaste ? La radio ? La télévision ? Le mobile ? Comment planifiez-vous de les atteindre, techniquement ?

Nous utliserons tous les moyens de diffusion dans un premier temps ensuite nous analyserons leur impact respectif, ce sont ceux ayant le plus d’impact que nous utiliserons.

Comment attaqueriez-vous le problème du paiement ? Quand ils veulent faire des affaires avec vous, comment gérez-vous cela ?

Nous faisons en sorte que le prix soit bas

Comment est-ce que Seedstar World peut vous aider ?

C’est une bon moyen d’exposition au grand public, cela permet aux gens de se rendre compte de notre légitimité. Ces affaires nécessitent de la confiance. Les gens doivent nous faire confiance.

Autre chose que vous souhaiteriez ajouter ? Des conseils pour des autres entrepreneurs ?

Si vous croyez vraiment en vos idées, et que vous savez que cela peut résoudre des problèmes majeurs, il faut tout donner. Il n’y a pas de temps parfait pour commencer. Beaucoup se disent « si je vise à faire ce job, je serai prêt dans (…) années ! ». Il faut de la conviction.

A propos de l'auteur

CEO AfrikaTech

Comme beaucoup de personnes j’ai connu l’Afrique à travers des stéréotypes : l’Afrique est pauvre, il y a la guerre, famine… Je suis devenu entrepreneur pour briser ces clichés et participer à la construction du continent. J’ai lancé plusieurs entreprises dont Kareea (Formation et développement web), Tutorys (Plate-forme de e-learning), AfrikanFunding (Plate-forme de crowdfunding). Après un échec sur ma startup Tutorys, à cause d’une mauvaise exécution Business, un manque de réseau, pas de mentor, je suis parti 6 mois en immersion dans l’écosystème Tech au Sénégal. J’ai rencontré de nombreux entrepreneurs passionnés, talentueux et déterminés. A mon retour sur Paris je décide de raconter leur histoire en créant le média AfrikaTech. L'objectif est de soutenir les entrepreneurs qui se battent quotidiennement en Afrique en leur offrant la visibilité, les connaissances, le réseautage et les capitaux nécessaires pour réussir. L'Afrique de demain se construit aujourd'hui ensemble. Rejoignez-nous ! LinkedIn: https://www.linkedin.com/in/boubacardiallo

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